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La Banque d’Angleterre ne bouge pas, mais garde le doigt sur la gâchette

Le taux directeur britannique reste à 3,75 %, une décision validée par 6 voix contre 3. Une hausse pourrait toutefois revenir sur la table si le conflit…

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La Banque d'Angleterre ne bouge pas, mais garde le doigt sur la gâchette

Le taux directeur britannique reste à 3,75 %, une décision validée par 6 voix contre 3. Une hausse pourrait toutefois revenir sur la table si le conflit au Moyen-Orient continue de faire grimper les prix de l’énergie.

La Banque d’Angleterre a choisi de ne pas toucher à son taux directeur. Jeudi, son comité de politique monétaire a voté à 6 voix contre 3 pour un maintien à 3,75 %, un score identique à ce qu’anticipaient les économistes. Rien ne change donc pour l’instant du côté du coût de l’argent au Royaume-Uni. Mais l’institution n’a pas verrouillé la porte à un tour de vis.

Le gouverneur Andrew Bailey a mis les points sur les i. Plus la volatilité se prolongera, plus son effet sur l’inflation sera lourd, et plus il deviendra probable de relever le taux directeur afin de ramener l’inflation vers l’objectif de 2 %, a-t-il prévenu dans un communiqué. Le message est limpide. La flambée récente des prix de l’énergie, provoquée par la guerre au Moyen-Orient, a déjà relancé les paris sur une prochaine hausse des coûts d’emprunt.

Les chiffres publiés mercredi lui donnent du grain à moudre. L’inflation britannique a accéléré sur un an en août, à 3,1 %, son plus haut niveau depuis cinq mois. Dans ce contexte, les marchés financiers évaluent à 80 % la probabilité d’une hausse d’un quart de point en novembre. Les économistes interrogés la semaine dernière se montrent bien plus prudents, un seul sur huit s’attendant à ce scénario.

Le mouvement dépasse largement les frontières britanniques. La Banque centrale européenne a relevé ses taux la semaine dernière, et la Réserve fédérale américaine a emboîté le pas mercredi. Pour la BoE, le dernier changement remonte à décembre 2025, avec une baisse de 25 points de base. Depuis, c’est le statu quo.

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