Société
Mal écrire fera perdre deux points au bac et au brevet
La qualité du français pèsera désormais sur la note finale de toutes les épreuves du brevet et du baccalauréat, mathématiques comprises. Une grille…


La qualité du français pèsera désormais sur la note finale de toutes les épreuves du brevet et du baccalauréat, mathématiques comprises. Une grille commune aux différentes disciplines servira à répartir ces points selon la rigueur de la langue et la clarté du raisonnement.
Fini le temps où seule la contenu de la matière décidait de la note. Dès les prochaines sessions, chaque épreuve du brevet et du baccalauréat général et technologique réservera un minimum de deux points à la manière dont l’élève s’exprime. La règle figure dans une note de service publiée jeudi au Bulletin officiel, accompagnée des textes officiels et d’une grille d’évaluation. Elle s’applique à toutes les disciplines, y compris celles où l’on n’aligne d’ordinaire que des chiffres et des symboles.
Ces points ne seront pas distribués au hasard. Ils doivent saluer le respect de l’orthographe et de la syntaxe, mais aussi la capacité à bâtir un raisonnement limpide et à choisir des mots justes. Une grille, annexée au texte et valable pour l’ensemble des matières, permet de doser la récompense. Elle s’étend de « très insuffisant », pour un candidat qui accumule les fautes et manie un vocabulaire très pauvre, à « très satisfaisant », quand les erreurs se font rares et le lexique riche. Pour les épreuves où la rédaction occupe une place majeure, une copie qui dérape sur la plupart de ces critères ne pourra pas atteindre la moyenne.
L’idée traînait dans les cartons depuis le printemps. Le ministère de l’Éducation avait annoncé, quelques semaines avant les examens, son intention de noter plus durement la langue dans toutes les matières. Dans les faits, presque rien n’avait bougé. D’où ces nouveaux textes, qui enjoignent les professeurs de préparer leurs élèves toute l’année à ces exigences, en les faisant davantage rédiger. Autrement dit, moins de questionnaires à choix multiples et moins de réponses expédiées en quelques mots. Un constat que résume Édouard Geffray, pour qui un élève qui s’exprime mal perdra d’office ces deux points, quelle que soit la matière, mathématiques comprises.
Le message passe mal chez les enseignants. Pour le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, ces annonces ressemblent à une opération de communication appuyée sur de la mauvaise foi, comme si les professeurs s’étaient montrés coupablement laxistes. Sa secrétaire générale, Sophie Vénétitay, estime que les progrès des élèves se jouent ailleurs que dans une sanction de deux points à un examen. Elle plaide pour qu’on donne aux équipes les moyens et le temps de travailler dans la durée. Elle juge surtout ces grilles descriptives inopérantes, trop floues pour être traduites concrètement dans une copie.
Le ministère promet par ailleurs la parution imminente de sujets de référence pour le brevet. L’ambition affichée est de fixer un standard commun, afin que chaque professeur puisse dire à ses élèves que le niveau attendu ne dépend pas de l’humeur du correcteur. Une manière de répondre à ceux qui trouvaient les sujets de plus en plus simples ces dernières années.
À lire aussi





SociétéEn Ligne 6 joursÀ Port-Grimaud, les copropriétaires veulent divorcer de leur commune



PolitiqueEn Ligne 7 joursDavid Lisnard rempile à la tête des maires de France



PolitiqueEn Ligne 7 joursSénatoriales, le RN veut sa place pendant que droite et gauche se divisent



SociétéEn Ligne 2 joursCes influenceurs qui vendent du rêve et que leurs abonnés commencent à lâcher



ÉconomieEn Ligne 7 joursLe couperet de l’inflation plane sur Trump à quelques semaines du vote



MondeEn Ligne 7 jours25 ans après le 11-Septembre, New York se recueille sans Trump et avec un maire musulman



CultureEn Ligne 5 joursCéline Dion de retour sur scène, en larmes devant 30 000 fans à Nanterre



SociétéEn Ligne 6 joursBHV Marais, des salariés entre pannes, impayés et promesses sans fin








