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Une attaque aux drones fait trembler le Koweït, la trêve Iran-États-Unis vacille
Téhéran est accusé d’avoir frappé l’aéroport de Koweït City, causant un mort et des dizaines de blessés. Le premier incident meurtrier depuis le…


Téhéran est accusé d’avoir frappé l’aéroport de Koweït City, causant un mort et des dizaines de blessés. Le premier incident meurtrier depuis le cessez-le-feu d’avril qui ne tient déjà plus.
Mercredi, le ciel de Koweït City s’est rempli d’explosions. L’Iran a lancé une salve de missiles et de drones contre l’aéroport international, selon les autorités koweïtiennes. Bilan provisoire un ressortissant indien tué, 63 blessés parmi les employés et les voyageurs. Le trafic aérien a été interrompu plusieurs heures. Pour la première fois, raconte un habitant pakistanais de 40 ans, ses enfants ont pris conscience de la gravité. Les explosions se succédaient très près des zones résidentielles. Cette attaque est la première à faire une victime depuis l’entrée en vigueur, le 8 avril, d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis dans le Golfe.
Mais cette trêve ne tient qu’à un fil. Depuis quelques jours, les hostilités ont repris, notamment autour du détroit d’Ormuz, voie clé pour le transport du pétrole que Téhéran verrouille. Le Koweït affirme avoir été visé au total par 13 missiles balistiques et 17 drones iraniens. Dans la même nuit, l’Iran a aussi tiré des projectiles vers Bahreïn. En riposte, les forces américaines ont frappé l’île iranienne de Qeshm, touchant une tour de communication. Les Gardiens de la Révolution, eux, disent avoir ciblé une base aérienne au Koweït et le siège de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn. Le tout pour venger l’attaque sur Qeshm et celle d’un pétrolier iranien. Téhéran accuse le Koweït et Bahreïn de laisser Washington utiliser leur territoire contre l’Iran. Les deux pays démentent. Le Koweït a même annoncé l’expulsion de deux membres de l’ambassade iranienne. Le président du Parlement iranien prévient que son pays ripostera de façon décisive à toute agression.
Les conséquences se font sentir jusqu’aux marchés. Le prix du baril de pétrole est remonté à près de 100 dollars, après une courte accalmie la semaine dernière due aux espoirs d’un accord durable. Sur le plan diplomatique, c’est le flou. Le président américain assure que les discussions avec Téhéran se poursuivent sans interruption et qu’il aimerait rencontrer le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei. Mais des médias iraniens affirment que Téhéran a suspendu les pourparlers indirects, en raison de l’offensive israélienne au Liban. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme qu’Israël et les forces américaines sont prêts à reprendre les hostilités si nécessaire. L’ONU, par la voix de son secrétaire général, appelle à éviter toute escalade qui risquerait de saper les efforts en cours. Pendant ce temps, au Liban, des frappes israéliennes ont fait au moins neuf morts, et le Hezbollah revendique une attaque sur le sol israélien. Le ministre israélien de la Défense menace la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite. Le Premier ministre libanais, lui, défend les discussions avec Israël comme l’option la moins coûteuse pour son pays, pris dans la guerre régionale.
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