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Le Hezbollah riposte pendant que Washington tente une médiation sous les bombes

Israël menace de frapper Beyrouth après une attaque du Hezbollah, tandis que des négociations s’ouvrent aux États-Unis pour tenter de désamorcer une…

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Le Hezbollah riposte pendant que Washington tente une médiation sous les bombes

Israël menace de frapper Beyrouth après une attaque du Hezbollah, tandis que des négociations s’ouvrent aux États-Unis pour tenter de désamorcer une escalade qui a déjà fait des milliers de morts.

La tension monte d’un cran au Proche-Orient. Le Hezbollah a revendiqué mercredi une attaque contre des militaires dans le nord d’Israël, une première depuis lundi soir. En réponse, le ministre israélien de la Défense a averti que la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite, serait visée si une nouvelle attaque frappait son territoire. Il assure avoir reçu le feu vert américain, après que Donald Trump a d’abord dissuadé Benjamin Netanyahu de bombarder ce secteur épargné depuis avril. Pendant ce temps, des frappes israéliennes au Liban ont tué au moins neuf personnes, dont deux secouristes et un soldat libanais.

Ces violences surviennent alors que diplomates libanais et israéliens sont réunis à Washington pour une nouvelle session de négociations. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio espère voir émerger un plan d’action sur la sécurité au Liban. Netanyahu a affirmé que Donald Trump partageait son objectif de désarmer le Hezbollah et de démilitariser le pays. Mais sur le terrain, les hostilités continuent. Une voiture a été ciblée à l’entrée sud de Beyrouth, et plus d’une trentaine de localités dans le sud du Liban ont subi des bombardements sans avertissement préalable. L’armée israélienne a ordonné l’évacuation de sept villages.

L’armée libanaise, qui reste à l’écart du conflit, a dénoncé un ciblage délibéré de ses troupes. Elle a annoncé la mort d’un soldat tué par une frappe israélienne alors qu’il circulait dans le sud. Deux militaires ont aussi été blessés. Dans la même région, une ambulance a été visée, tuant deux secouristes et en blessant grièvement un autre. Le bilan des secouristes tués depuis le début de la guerre atteint désormais 130. Quatre Syriens et deux Palestiniens ont également péri près de Tyr. Cette ville côtière est pilonnée depuis plusieurs jours, et Israël accuse des membres du Hezbollah de se cacher dans son quartier chrétien, jusque-là épargné. Des déplacés, qui dormaient dans leurs voitures ou sous des tentes, ont fui vers d’autres secteurs.

Face à cette situation, des habitants de Tyr ont lancé une pétition pour exiger qu’aucune présence armée autre que celle de l’armée libanaise ne soit tolérée dans la ville. Elle a recueilli plus de 180 signatures, mais certains signataires ont été accusés sur les réseaux sociaux de faire le jeu d’Israël. Une pétition similaire à Nabatiyé, une autre ville méridionale aujourd’hui presque désertée par les bombardements, a rassemblé plus de 200 signatures.

Le Hezbollah, de son côté, n’accepte pas de cessez-le-feu partiel. Téhéran exige que tout accord avec Washington inclue la fin des hostilités sur le front libanais. La trêve en vigueur depuis le 17 avril n’a jamais vraiment arrêté les armes. Depuis le 2 mars, les frappes israéliennes ont tué 3 516 personnes au Liban et déplacé plus d’un million d’habitants. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont perdu la vie.

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