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Silence dans le ciel iranien une accalmie qui cache des stocks qui s’épuisent

Pour la deuxième nuit consécutive, aucun bombardement américain n’a visé l’Iran. Alors que Donald Trump menaçait des frappes encore plus violentes…

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Silence dans le ciel iranien une accalmie qui cache des stocks qui s'épuisent

Pour la deuxième nuit consécutive, aucun bombardement américain n’a visé l’Iran. Alors que Donald Trump menaçait des frappes encore plus violentes, l’armée américaine semble à court de munitions après cinq mois de guerre.

Le Golfe retient son souffle. Alors que le président américain assurait vendredi envisager des bombardements plus intenses, aucun raid n’a été lancé ce week-end. Pas de missiles, pas d’alerte nocturne. L’Iran n’a pas non plus riposté contre ses voisins. Une pause qui interroge, d’autant que Trump lui-même affirme que le dialogue avec Téhéran n’est pas rompu. « On leur parle en ce moment », a-t-il glissé, laissant entendre que les Iraniens deviendraient « de plus en plus sérieux ».

Derrière ce calme apparent, les États-Unis feraient face à un problème concret. D’après des proches du dossier cités par le *New York Times*, les réserves de missiles Patriot et d’autres systèmes défensifs déployés pour protéger les pays du Golfe s’amenuisent dangereusement. Ces boucliers antiaériens sont essentiels face aux représailles iraniennes. Le Pentagone, via CNN, évoque une mise « en pause » des opérations militaires contre l’Iran, exactement pour cette raison. L’inquiétude monte aussi sur une escalade incontrôlée du conflit.

La guerre au Moyen-Orient a commencé fin février dernier avec une campagne de bombardements israélo-américaine. Elle a fait des milliers de morts et bloqué le détroit d’Ormuz, une artère vitale pour le pétrole mondial. Un accord de cessez-le-feu signé en juin avait pourtant ouvert une fenêtre de 60 jours de négociations. Il a volé en éclats en moins d’un mois. Depuis, un nouveau front s’est rouvert le 13 juillet entre l’Arabie saoudite et les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran. L’incident est parti d’un avion iranien transportant une délégation rebelle sans autorisation saoudienne, provoquant des frappes sur l’aéroport de Sanaa. En retour, les Houthis ont visé le sol saoudien pour la première fois depuis 2022.

Malgré ces tensions, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, appelle les belligérants au dialogue. Selon lui, il n’existe « pas de solution militaire ». Un message qui résonne d’autant plus fort que les deux grandes puissances semblent, pour l’instant, retenir leurs frappes. La trêve durera-t-elle ? Les stocks de munitions diront peut-être le contraire.

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