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Cuba étranglée par Washington. Le président dénonce une politique « génocidaire »

Depuis janvier, les États-Unis appliquent une pression maximale sur Cuba. Le président Miguel Diaz-Canel accuse Washington de vouloir asphyxier le peuple…

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Cuba étranglée par Washington. Le président dénonce une politique « génocidaire »

Depuis janvier, les États-Unis appliquent une pression maximale sur Cuba. Le président Miguel Diaz-Canel accuse Washington de vouloir asphyxier le peuple pour s’emparer du pays.

Miguel Diaz-Canel n’a pas mâché ses mots. Devant une foule réunie dans l’ouest de l’île, il a qualifié la politique américaine de « génocidaire ». Son constat est simple Washington cherche à étouffer l’économie cubaine pour provoquer un soulèvement et imposer un gouvernement à sa botte. L’embargo historique de 1962 a été renforcé par un blocus pétrolier et une série de sanctions. Résultat le tourisme s’effondre, les entreprises étrangères plient bagage, et les devises se font rares. Les dernières mesures, annoncées cette semaine, visent directement les missions médicales cubaines à l’étranger, une source de revenus vitale pour le pays.

Sur le terrain, la population trinque. La capitale subit des coupures de courant de trente heures d’affilée. En province, c’est parfois plusieurs jours sans électricité. Juillet a vu trois pannes générales. Les gens n’en peuvent plus. Dans les rues de La Havane, le soir, on entend le bruit des casseroles. Des habitants mettent le feu à des tas d’ordures pour manifester leur colère contre les pénuries d’eau, de nourriture et les black-outs incessants. Le président l’admet le blocus « tue » et affaiblit les services sociaux, attisant un malaise que Washington, selon lui, espère exploiter.

Face à cette asphyxie, Miguel Diaz-Canel mise sur l’unité. Il appelle les Cubains à serrer les rangs et à appliquer les réformes économiques annoncées en juin. Un programme de 176 mesures qui dessine un virage vers l’économie de marché. Pendant ce temps, Donald Trump maintient le cap. Il répète que Cuba représente une « menace extraordinaire » pour la sécurité américaine. Et il n’a pas hésité à menacer de « prendre le contrôle » de l’île. Un affrontement qui, pour l’instant, se joue dans les coupures de courant et les casseroles.

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