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Moscou somme Paris de relâcher le commandant d’un pétrolier saisi en pleine mer

La marine française a intercepté un navire russe dans l’Atlantique et arrêté son capitaine. Le Kremlin dénonce une provocation et exige sa libération…

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Moscou somme Paris de relâcher le commandant d’un pétrolier saisi en pleine mer

La marine française a intercepté un navire russe dans l’Atlantique et arrêté son capitaine. Le Kremlin dénonce une provocation et exige sa libération immédiate.

Le 23 février, les autorités françaises ont arraisonné le pétrolier Tagor, un navire qui transporte du pétrole russe en dépit des sanctions internationales. Son commandant, un ressortissant russe, a été placé en garde à vue. Moscou est aussitôt monté au créneau. L’ambassade de Russie à Paris a saisi le ministère français des Affaires étrangères pour réclamer un accès consulaire au capitaine et sa remise en liberté. Dans un communiqué, elle qualifie les accusations portées contre lui de « forgées de toutes pièces ». Pour le Kremlin, l’interception du Tagor est tout simplement illégale, et elle s’apparente à de la « piraterie internationale ».

Ce pétrolier fait partie de ce que les Occidentaux appellent la « flotte fantôme » russe. Il s’agit de vieux navires, souvent sans assurance ni pavillon clair, qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole et son gaz malgré les sanctions européennes. La France et le Royaume-Uni se sont engagés à traquer ces bateaux pour réduire les revenus qui financent la guerre en Ukraine. L’interception du Tagor s’inscrit dans cette stratégie. Mais la Russie ne l’entend pas de cette oreille. Elle rejette catégoriquement l’étiquette de flotte fantôme et affirme que ses exportations pétrolières sont parfaitement légitimes.

Moscou a prévenu qu’il se réservait le droit de riposter pour protéger son transport maritime. Les tensions montent donc d’un cran entre Paris et le Kremlin. D’un côté, la France assume son rôle de gendarme des sanctions. De l’autre, la Russie crie à l’abus de pouvoir et menace de représailles. Le sort du capitaine russe devient un symbole dans ce bras de fer diplomatique. Jusqu’où ira l’escalade ?

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