Société
Sur les cimes suisses, une balançoire de 12 mètres défie le vide et réinvente l’été à la montagne
Suspendue à 2 110 mètres d’altitude, une attraction vertigineuse fait hurler de joie les visiteurs. Derrière cette balançoire géante, un pari économique…

Suspendue à 2 110 mètres d’altitude, une attraction vertigineuse fait hurler de joie les visiteurs. Derrière cette balançoire géante, un pari économique vital pour les stations alpines face à des hivers de moins en moins sûrs.
À Villars, dans les Alpes suisses, le télésiège mène désormais à une expérience qui tient du grand huit et du rêve d’oiseau. Une structure en forme de V, plantée au sommet du Grand Chamossaire, supporte une balançoire capable de propulser trois passagers à 12 mètres de haut, face à un panorama à couper le souffle. Les cris mêlent peur et excitation, surtout quand le câble se libère brusquement et que la descente offre une vue plongeante sur les sommets enneigés et la vallée. « On a l’impression d’être un oiseau », raconte Alexandra Henchoz, 37 ans, venue tester l’attraction en famille. À 70 ans, Marc Truffer avoue avoir été « sans voix » et « terrifié », mais conclut que la vue magnifique vaut le vertige.
Cette attraction, inaugurée début juillet, n’est pas qu’un simple jeu à sensations. Elle incarne une stratégie de survie pour les stations de ski alpines. Le changement climatique rend l’enneigement de plus en plus aléatoire, et les domaines doivent diversifier leurs activités pour rester rentables. Martin Deburaux, directeur du domaine skiable local, explique que cette balançoire permet d’attirer du monde « indépendamment des conditions d’enneigement ». L’hiver dernier, la station a encore battu des records de fréquentation, car les skieurs des domaines plus bas se sont reportés vers les altitudes élevées. Mais l’étude prospective sur l’enneigement à l’horizon 2050 est claire : il faudra s’adapter à moins de neige et à des saisons plus irrégulières.
L’enjeu est chiffré : aujourd’hui, la station accueille 700 000 visiteurs en hiver contre seulement 100 000 en été. L’objectif est de tripler la fréquentation estivale dans les années à venir. Pour y parvenir sans saccager l’environnement, la balançoire a été implantée dans un secteur déjà fréquenté, préservant les zones sauvages pour les randonneurs et les amateurs de nature. À côté, des vététistes dévalent une piste escarpée, et une fresque de land art de l’artiste Saype décore un flanc de montagne. Accessible avec un simple forfait de remontées mécaniques, la balançoire fonctionne grâce à un système de câbles et de poulies qui hisse les passagers à 90 degrés, face contre terre, avant de les lâcher dans le vide. De quoi transformer une simple sortie en montagne en souvenir inoubliable, et surtout, en source de revenus pour tout un territoire.
À lire aussi

SociétéEn Ligne 7 joursPrès de la moitié des cas de démence pourraient être évités en changeant ces habitudes
Faits DiversEn Ligne 7 joursMacron promet une tolérance zéro face au pire incendie depuis 1945
SportsEn Ligne 6 joursLes places pour la petite finale des Bleus s’effondrent à 400 euros
PolitiqueEn Ligne 6 joursVisas pour l’Algérie l’ambassadeur dit tout haut ce que certains ne veulent pas entendre
Faits DiversEn Ligne 8 heuresGironde la forêt des Landes engloutie par un incendie dévastateur
Faits DiversEn Ligne 4 joursUn pompier volontaire soupçonné d’avoir allumé le feu de forêt à Fontainebleau
Faits DiversEn Ligne 4 joursLa DJ Barbara Butch chassée de la scène sous les insultes à Grenoble
Faits DiversEn Ligne 7 joursCinq ans après, Cédric Jubillar mène les gendarmes aux ossements de sa femme
















