Société
Des peptides tendance mais controversés bientôt en vente libre aux États-Unis
Un comité d’experts américain vient de donner son feu vert à la commercialisation élargie de deux peptides, ces petites molécules stars des influenceurs.…


Un comité d’experts américain vient de donner son feu vert à la commercialisation élargie de deux peptides, ces petites molécules stars des influenceurs. Mais les scientifiques s’inquiètent d’un vide de preuves cliniques et d’un possible conflit d’intérêts.
Aux États-Unis, un vent de liberté médicale souffle sur les peptides. Jeudi dernier, un comité d’experts consultatif a voté pour que deux de ces substances, le BPC-157 et le KPV, soient retirées des restrictions qui les cantonnaient à une fabrication très encadrée. Concrètement, si la FDA suit cet avis, ces peptides pourront être fabriqués plus largement par des pharmacies spécialisées et devenir bien plus accessibles au grand public.
Le BPC-157 est vanté pour son potentiel à réparer les tissus, tandis que le KPV est présenté comme un anti-inflammatoire puissant. Les peptides sont de petites chaînes d’acides aminés, les briques qui composent les protéines. Sur les réseaux sociaux, influenceurs et célébrités leur prêtent des vertus miraculeuses : peau plus éclatante, prise de masse musculaire, meilleure santé cérébrale. Problème : les études cliniques solides pour étayer ces promesses sont quasi inexistantes. Beaucoup de ces substances sont déjà vendues en ligne comme « produits pour laboratoire », contournant ainsi les contrôles.
Ce vote ne fait pas l’unanimité. Au sein même du comité, des voix se sont élevées. Le médecin Brian Lee a expliqué ne pas pouvoir voter en faveur, estimant que cette approbation serait « potentiellement nuisible ». De son côté, Peter Lurie, ancien cadre de la FDA, qualifie ces peptides de « pseudoscience et arnaque ». Il juge l’assouplissement « incompatible » avec les normes de l’agence et dangereux pour les consommateurs. Les scientifiques de la FDA restent sceptiques, estimant que les preuves cliniques sont insuffisantes pour justifier une telle ouverture.
Le contexte politique est lui aussi tendu. Le ministre de la Santé de Trump, Robert Kennedy Jr, connu pour ses positions antivaccins et son goût pour les médecines alternatives, a composé ce comité avec des personnalités proches de l’industrie des peptides. Lui-même dit en avoir utilisé pour soigner des blessures. Pour les défenseurs de l’accès légal, comme l’entreprise de télémédecine Hims & Hers, restreindre ces substances ne ferait que pousser les Américains vers des marchés parallèles. Mais leur représentant a reconnu que sa société « bénéficierait commercialement » d’un tel assouplissement. La décision finale revient désormais à la FDA, qui suit généralement les avis de ses comités. Mais le débat est loin d’être clos.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 20 heuresGironde la forêt des Landes engloutie par un incendie dévastateur



SportsEn Ligne 6 joursLes places pour la petite finale des Bleus s’effondrent à 400 euros



PolitiqueEn Ligne 6 joursVisas pour l’Algérie l’ambassadeur dit tout haut ce que certains ne veulent pas entendre



Faits DiversEn Ligne 4 joursUn pompier volontaire soupçonné d’avoir allumé le feu de forêt à Fontainebleau



Faits DiversEn Ligne 4 joursLa DJ Barbara Butch chassée de la scène sous les insultes à Grenoble



Faits DiversEn Ligne 7 joursDeux morts et des dégâts considérables après les orages de la nuit



PolitiqueEn Ligne 2 joursMonique Barbut, la ministre qui refuse de céder sur les pesticides interdits



Faits DiversEn Ligne 5 joursFontainebleau sous les flammes plus de 1300 hectares ravagés deux suspects arrêtés








