Politique
Roussel monte au front contre des prix de l’énergie qui s’envolent
Sur une aire de péage de l’Oise, le chef de file des communistes a dénoncé le « racket » des prix de l’énergie et appelé les Français à se faire entendre.…

Sur une aire de péage de l’Oise, le chef de file des communistes a dénoncé le « racket » des prix de l’énergie et appelé les Français à se faire entendre. Un message qui pèse à l’approche de l’hiver et du rendez-vous syndical du 29 septembre.
Fabien Roussel a choisi l’autoroute A1 pour donner de la voix. Samedi matin, le secrétaire national du Parti communiste et candidat à la présidentielle s’est posté à la barrière de péage de Chamant-Senlis, dans l’Oise, tracts à la main. Son constat tient en quelques mots. La crise énergétique est trop violente pour qu’on laisse le gouvernement regarder ailleurs pendant que l’essence, le gaz et l’électricité continuent de grimper. Avec l’hiver qui arrive, prévient-il, la situation n’est tout simplement pas tenable.
Sur son tract intitulé « Stop au racket », le responsable communiste déroule deux mesures phares. Il veut d’abord faire chuter la TVA sur le carburant, en la ramenant de 20% à 5,5%. Il réclame ensuite que le groupe TotalEnergies soit contraint de réduire ses marges. Deux pistes qui, pour lui, répondraient directement aux difficultés des ménages. « C’est maintenant que les Français souffrent, c’est maintenant qu’ils ont du mal à payer leurs factures », insiste-t-il, avant de tendre lui-même ses documents aux automobilistes, français comme étrangers.
L’ambiance au péage a de quoi frapper. Les coups de klaxon du petit groupe de militants et d’élus locaux ont pu laisser croire, l’espace d’un instant, à un réveil du mouvement des gilets jaunes, qui rassemblait des milliers de personnes partout en France chaque samedi en 2018 et 2019. Une comparaison que personne ne brandit ouvertement, mais qui flotte dans l’air.
Fabien Roussel appelle d’abord à rejoindre la mobilisation syndicale de la fonction publique prévue le 29 septembre. Les communistes seront « aussi » présents aux rassemblements que les citoyens choisiront d’organiser ensuite, promet-il. Sur le terrain international, il se heurte à la position d’Emmanuel Macron, qui répète que l’inflation énergétique découle « intégralement » des guerres et de la situation mondiale. Le candidat souhaite donc peser sur ces conflits. Il dit avoir interpellé le chef de l’Etat pour qu’il agisse avec d’autres pays, notamment les Brics, afin d’obtenir des cessez-le-feu rapides, en Europe en particulier. La guerre en Ukraine « n’a que trop duré », rappelle-t-il, alors que la privation du gaz russe pèse lourdement sur les factures.
Vendredi, Fabien Roussel avait été reçu à l’Elysée avec les autres candidats à la présidentielle. Ce déplacement précède de peu son opération de terrain et donne à ses propositions une portée qui dépasse le simple tractage.
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