Politique
Bayrou relance son idée d’une primaire élargie du centre à la gauche modérée
Le président du MoDem a profité de la rentrée de son parti pour défendre une coalition allant de la droite à la gauche modérée. Bernard Cazeneuve, invité…


Le président du MoDem a profité de la rentrée de son parti pour défendre une coalition allant de la droite à la gauche modérée. Bernard Cazeneuve, invité vedette, soutient le rassemblement mais reste méfiant sur le principe même d’une primaire.
François Bayrou n’a pas changé de refrain. Vendredi, en ouvrant l’Université de rentrée du MoDem à L’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, il a de nouveau défendu l’idée d’une primaire qui irait de la droite à la gauche modérée. Un projet qu’il porte depuis l’été et qui vise, selon lui, à éviter le scénario qu’il redoute le plus. Le patron des centristes alerte sur un danger qui, dit-il, se renforce de jour en jour. Voir le Rassemblement national et La France insoumise se qualifier tous les deux au second tour d’une présidentielle serait, à ses yeux, porteur de conséquences graves pour le pays.
Son raisonnement tient en une conviction. Dans une telle configuration, ni la droite, ni la gauche, ni le centre ne peuvent espérer gouverner seuls. Leur problème n’est pas de gagner, mais de disposer ensuite d’une majorité assez large, reconnue et légitime pour conduire le pays après la présidentielle et les législatives qui suivraient. Une équation impossible à résoudre sans unir les forces. C’est là que sa proposition prend tout son sens. Seule une grande coalition, un vaste ensemble central, donnerait selon lui une petite chance de l’emporter, puis d’affronter les difficultés qui attendent le prochain gouvernement.
François Bayrou assume la rupture que représente sa méthode. La primaire, explique-t-il, s’organisait autrefois à l’intérieur d’un même camp. Sa vision est différente. Il plaide pour une désignation commune au sein d’un grand courant central. Une façon aussi de poser la question de la légitimité des candidats déjà déclarés, comme Édouard Philippe et Gabriel Attal, qui, selon lui, n’ont pas été désignés par un tel processus.
Bernard Cazeneuve a été largement applaudi lors de son passage. L’ancien Premier ministre a lui aussi insisté sur la responsabilité et le rassemblement. Il veut éviter ce qu’il appelle une confrontation annoncée entre les deux « dégagismes » que représentent le RN et LFI. Pour lui, l’heure n’est pas à l’inventaire des différences, mais à la recherche de ce qui unit et agrège. Il faut, dit-il, créer les conditions d’une coalition des engagés.
Reste une nuance de taille. Interrogé en marge de son discours sur l’idée d’une primaire, Bernard Cazeneuve s’est montré prudent. Il vient d’une famille politique où, rappelle-t-il, la preuve n’a pas encore été faite qu’une primaire règle les problèmes. Mais il rejoint François Bayrou sur l’essentiel, la nécessité de trouver un moyen d’agréger les forces. La rentrée du MoDem se poursuit jusqu’à dimanche, avec d’autres intervenants attendus comme Xavier Bertrand, Thierry Breton ou Jean-Louis Borloo.
À lire aussi





SociétéEn Ligne 4 joursCes influenceurs qui vendent du rêve et que leurs abonnés commencent à lâcher



CultureEn Ligne 6 joursCéline Dion de retour sur scène, en larmes devant 30 000 fans à Nanterre



Faits DiversEn Ligne 6 joursUn bout de rail au cœur de l’enquête sur le déraillement près de Rouen



PolitiqueEn Ligne 6 joursFête de l’Humanité, deux voix de gauche et un même fauteuil à prendre



SociétéEn Ligne 6 joursGrève et fronde à Radio France contre l’arrivée d’un éditorialiste de Valeurs actuelles



Faits DiversEn Ligne 7 joursUn TER déraille entre Rouen et Caen, 44 blessés dont une jeune femme en urgence absolue



CultureEn Ligne 3 joursCatherine Ringer, la voix libre des Rita Mitsouko, s’est tue



PolitiqueEn Ligne 6 joursMarine Le Pen remonte au front pour relancer la machine








