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Huit candidats pour diriger l’ONU, et la liste n’est peut-être pas close

Le Conseil de sécurité a organisé un troisième vote indicatif pour départager les prétendants au poste de secrétaire général. Huit personnalités sont en…

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Huit candidats pour diriger l'ONU, et la liste n'est peut-être pas close

Le Conseil de sécurité a organisé un troisième vote indicatif pour départager les prétendants au poste de secrétaire général. Huit personnalités sont en lice pour remplacer António Guterres, dont le mandat s’achève à la fin de l’année.

Les quinze membres du Conseil de sécurité se sont retrouvés à huis clos pour une séance d’un peu plus d’une heure. Objectif, jauger une nouvelle fois les candidats au poste de secrétaire général. Rien n’a filtré de leurs échanges dans l’immédiat, et aucun nom ne sort du chapeau à ce stade. C’est déjà la troisième fois que l’exercice se répète depuis le lancement de la procédure.

Le contexte pèse lourd sur ce choix. L’organisation traverse l’une des séquences les plus délicates de son histoire, entre conflits qui se multiplient, blocages répétés au sein même du Conseil et finances sous tension. Celui ou celle qui prendra les rênes héritera donc d’une maison fracturée. Antonio Guterres, 77 ans, achèvera son deuxième mandat de cinq ans le 31 décembre. Cinq femmes et trois hommes se sont pour l’instant déclarés pour lui succéder, et d’autres noms peuvent encore surgir.

Le mécanisme reste simple. À chaque vote indicatif, les quinze membres attribuent anonymement à chaque candidat une mention, «encourage», «décourage» ou «sans opinion». Pour l’emporter, il faudra décrocher l’aval d’au moins neuf pays sans se heurter au veto de l’un des cinq membres permanents, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. La décision revient ensuite à l’Assemblée générale, qui suit en pratique la recommandation du Conseil. La bataille peut encore durer plusieurs semaines.

Côté résultats, deux femmes ont pris l’ascendant tour à tour. Rebeca Grynspan, 70 ans, ancienne vice-présidente du Costa Rica et patronne de l’agence onusienne pour le commerce et le développement, avait récolté le plus de mentions favorables lors du premier scrutin. Puis Carolyn Rodrigues-Birkett, 52 ans, ex-ministre des Affaires étrangères du Guyana, est passée devant au deuxième. De nombreux États réclament qu’une femme dirige l’ONU pour la première fois. Parmi les autres prétendants figurent Rafael Grossi, 65 ans, Argentin à la tête de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, Michelle Bachelet, 74 ans, ancienne présidente chilienne, ou encore Macky Sall, 64 ans, ex-président sénégalais.

Tout cela se joue à l’approche du grand rendez-vous annuel de l’ONU à New York, où près de 150 chefs d’État et de gouvernement sont attendus. Le nom du prochain secrétaire général, lui, ne devrait pas tomber avant plusieurs semaines.

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