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Attal veut agir dès la première minute, Philippe rêve d’une rentrée en septembre

Un président élu au printemps pourrait-il attendre l’automne pour gouverner, comme l’a suggéré Édouard Philippe ? Gabriel Attal rejette l’idée et martèle…

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Attal veut agir dès la première minute, Philippe rêve d'une rentrée en septembre

Un président élu au printemps pourrait-il attendre l’automne pour gouverner, comme l’a suggéré Édouard Philippe ? Gabriel Attal rejette l’idée et martèle que le pays est déjà en retard. Pour lui, chaque journée compte.

Le candidat Renaissance s’exprimait vendredi, en marge de son passage à l’événement Terre de Jim. Interrogé sur les propos de son concurrent d’Horizons, il a d’abord reconnu ne pas avoir écouté le podcast en question et ignorer si les mots rapportés étaient exacts. Peu importe, sa réponse tient en une phrase. La France n’a plus une minute à perdre.

Son raisonnement part d’un constat simple. Depuis 2024, selon lui, le pays avance au ralenti. Pendant ce temps, la Chine, les États-Unis et les autres puissances réforment, investissent et tracent leur route. Attendre n’est pas une option. Si les Français lui accordent leur confiance, il promet d’être à l’œuvre dès la première minute, avec des mesures sur l’économie, l’école et l’agriculture. Aucune pause, aucun répit, mais des décisions prises tout de suite.

Édouard Philippe, lui, pose une question différente. Dans un entretien accordé à l’entrepreneuse Pauline Laigneau, il revient sur la formation d’un gouvernement après une présidentielle, une mécanique qu’il a lui-même pilotée en 2017. Les conditions ne sont pas idéales, concède-t-il. Son scénario préféré ressemblerait à ceci. Une élection en mai, une prise de fonctions en septembre. Entre les deux, le temps de souffler une à deux semaines après une campagne épuisante, de consulter les partenaires sociaux et des dirigeants étrangers, de bâtir son équipe et de fixer ses priorités avant de démarrer début septembre.

Il reconnaît pourtant que le système ne fonctionne pas ainsi, et qu’en changer serait très compliqué. Alors il faut faire avec. Vendredi, visé par des attaques sur ce même extrait, le maire du Havre a dénoncé des polémiques construites à partir de phrases tronquées.

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