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Macron convoque les candidats à l’Élysée pour une réunion confidentielle sur les crises mondiales

Le chef de l’État réunit vendredi les principaux prétendants à sa succession, ou leurs représentants, pour évoquer les guerres au Moyen-Orient et en…

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Macron convoque les candidats à l'Élysée pour une réunion confidentielle sur les crises mondiales

Le chef de l’État réunit vendredi les principaux prétendants à sa succession, ou leurs représentants, pour évoquer les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine et leurs effets en France. Une rencontre à huis clos qui s’invite dans la campagne et fait déjà grincer des dents.

Vendredi matin, la salle de crise de l’Élysée, baptisée Vega, va accueillir du beau monde. Emmanuel Macron y a convié les principales figures de la présidentielle, ou leur bras droit, pour une réunion à huis clos. Le chef de l’État, qui ne peut pas se représenter au printemps, veut y parler des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, et de ce qu’ils changent pour la sécurité et l’énergie des Français.

Autour de la table, il sera flanqué des patrons du renseignement, des autorités militaires et du directeur général de l’énergie. Le but affiché est de partager avec ceux qui briguent sa place des informations confidentielles dont lui seul dispose. Il veut aussi rappeler à l’opinion que la flambée des prix de l’essence vient de la situation internationale, une idée qui s’est estompée dans les esprits depuis le printemps et la guerre en Iran, juge-t-on dans son entourage.

Les blocages du détroit d’Ormuz, dans le Golfe, et plus récemment de Bab-el-Mandeb, en mer Rouge, pèsent directement sur le quotidien des Français, a martelé Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux. « Les Français les subissent à la pompe, avec des prix devenus insupportables », a-t-il écrit, au lendemain d’un appel à la mobilisation du gouvernement pour garantir l’approvisionnement en pétrole et faire retomber la pression.

Côté candidats, l’invitation ne fait pas que des heureux. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, tous deux sur le terrain, se font représenter, respectivement par Jordan Bardella et Manuel Bompard. Dans l’entourage du leader insoumis, on balaie la démarche. « Ce qu’il va dire est sûrement gesticulatoire pour faire croire qu’il fait quelque chose. Il n’est pas sérieux », tacle-t-on, en fustigeant une convocation « du jour pour le lendemain ».

La candidate du Rassemblement national, favorite des sondages, relativise. En règle générale, on n’apprend « pas grand chose » lors de ces rendez-vous élyséens, a-t-elle observé en marge d’un déplacement en Gironde. Elle concède malgré tout qu’il est normal de tenir les mouvements politiques informés de ce que le pouvoir sait.

Les autres prétendants ont bousculé leur agenda pour répondre présent. Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Marine Tondelier et Fabien Roussel seront là. D’autres responsables parlementaires sont aussi conviés, comme François Bayrou, Hervé Marseille ou Eric Ciotti.

Derrière cette réunion, il y a aussi une inquiétude. Au sommet de l’État, on scrute avec nervosité la colère sociale liée à l’inflation énergétique et les appels à la mobilisation prévus en octobre. Le spectre des « gilets jaunes », qui avait plombé le début du quinquennat en 2018, reste dans les têtes. La multiplication des attaques « hybrides » en Europe, imputées à la Russie, figure également au menu.

Sur l’Ukraine, les positions divergent déjà. Marine Le Pen a jugé que la France ne pouvait plus soutenir Kiev autant qu’auparavant, invoquant des finances publiques dégradées. Une sortie qui lui a valu les critiques de plusieurs candidats.

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