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Eric Zemmour repart en campagne et veut pousser dehors les étrangers sans emploi

Le patron de Reconquête a confirmé qu’il briguerait la prochaine présidentielle. Il veut désormais expulser les étrangers au chômage depuis un an, même…

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Eric Zemmour repart en campagne et veut pousser dehors les étrangers sans emploi

Le patron de Reconquête a confirmé qu’il briguerait la prochaine présidentielle. Il veut désormais expulser les étrangers au chômage depuis un an, même lorsqu’ils vivent en France dans la légalité.

Eric Zemmour n’a pas l’intention de raccrocher. Le président de Reconquête a fait savoir qu’il serait bien présent dans la course à l’Élysée lors du prochain scrutin présidentiel. Une manière de lever les derniers doutes, alors que son entourage laisse entendre que l’annonce officielle interviendra à l’automne, peut-être dès le mois d’octobre. À 68 ans, l’ancien journaliste n’a donc pas dit son dernier mot.

Son programme, lui, se durcit encore sur le terrain de l’immigration. Fidèle à l’idée de « remigration », qui ne se contente pas de fermer les frontières mais prévoit de renvoyer les étrangers déjà installés, il veut aller plus loin. Passé un an sans emploi, un étranger devrait, selon lui, quitter le territoire, même s’il est en situation régulière. La liste des profils concernés s’allonge. Il réclame le renvoi de tous les étrangers détenus dans les prisons françaises, ce qui représente à ses yeux un quart de la population carcérale. Il vise aussi ceux qui purgent leur peine autrement, sous bracelet électronique ou par des travaux d’intérêt général, sans oublier les personnes sans papiers. S’y ajoutent les chômeurs de longue durée et ceux qui ne survivent que grâce aux aides sociales. Il s’appuie sur un article ancien du code des étrangers, qu’il situe autour de 1945, prévoyant l’expulsion de tout étranger qui pèse sur les finances publiques.

Sur un tout autre sujet, il a de nouveau défendu les promesses de l’intelligence artificielle. Les robots pourraient, à l’en croire, remplacer la main-d’œuvre immigrée. Un argument qu’il avait déjà avancé quelques jours plus tôt, lors d’un meeting dans les Yvelines. Au premier tour de la présidentielle de 2022, il avait terminé quatrième avec 7,07 % des suffrages. Depuis, il a chassé les spéculations sur une éventuelle candidature de Sarah Knafo, eurodéputée de son parti, dont l’ouvrage consacré aux finances publiques françaises connaît un beau succès en librairie.

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