Économie
L’aide carburant des gros rouleurs va survivre à la date butoir du 30 septembre
Les automobilistes qui avalent les kilomètres pourront toujours compter sur le coup de pouce de l’État après le 30 septembre. Un rendez-vous est déjà calé…

Les automobilistes qui avalent les kilomètres pourront toujours compter sur le coup de pouce de l’État après le 30 septembre. Un rendez-vous est déjà calé lundi autour du Premier ministre pour prolonger le dispositif et en revoir les contours.
Les conducteurs qui cumulent les trajets n’ont pas fini de toucher leur aide. Ce soutien sur les carburants, réservé à ceux que l’on surnomme les gros rouleurs, devait s’éteindre le 30 septembre. Il ira finalement au-delà, a assuré vendredi le ministre du Commerce Serge Papin. Lundi, les discussions reprennent autour du Premier ministre, avec deux objectifs en tête. Prolonger le coup de main, et réfléchir à la façon de le faire.
Aujourd’hui, cette aide pèse 100 euros. Pour y avoir droit, il faut être en activité, rester sous un certain seuil de revenus et surtout beaucoup rouler. Deux cas de figure ouvrent la porte. Habiter à plus de 15 km de son lieu de travail, ou parcourir plus de 8 000 km dans le cadre de son métier. Sur les trois millions de personnes potentiellement éligibles, seule la moitié s’est manifestée et a rempli une demande sur le site prévu à cet effet.
Reste une zone d’ombre que le ministre n’a pas levée. Ce prolongement donnera-t-il accès à une aide supplémentaire, ou servira-t-il surtout à rattraper ceux qui n’ont pas encore fait les démarches ? Serge Papin n’a pas tranché. Il a simplement laissé entendre qu’une nouvelle formule pourrait voir le jour, avec des règles remaniées, sans en dire davantage.
Le sujet dépasse le seul cas des particuliers. Mercredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà validé la poursuite jusqu’au 31 décembre des aides visant les secteurs les plus malmenés par la flambée des prix, à savoir la pêche, l’agriculture et le BTP. Côté marins pêcheurs, la ministre de la Mer Catherine Chabaud a promis jeudi de monter au plafond autorisé par l’Union européenne d’ici la fin de l’année, soit environ 35 centimes par litre.
La douloureuse à la pompe, elle, ne faiblit pas depuis le début de la guerre en Iran, fin février. Le gazole s’approche de son niveau record. Devant cette situation, l’exécutif garde la même ligne et refuse les mesures globales réclamées par l’opposition, à commencer par un blocage des prix affichés à la pompe. Le gouvernement s’y déclare défavorable.
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