Monde
Sa mère est morte de chagrin après avoir découvert que son fils était mort en prison neuf mois plus tôt
Gabriel Quero Navas accuse les autorités vénézuéliennes d’avoir dissimulé le décès de son frère, un prisonnier politique. Sa mère, qui n’a cessé de le…
Gabriel Quero Navas accuse les autorités vénézuéliennes d’avoir dissimulé le décès de son frère, un prisonnier politique. Sa mère, qui n’a cessé de le chercher pendant des mois, est décédée quelques jours après avoir appris la vérité.
Quand on emprisonne un homme, on ne rend pas des comptes à sa famille. C’est pourtant ce qu’a vécu Carmen Navas, 81 ans, pendant plus d’un an. Son fils Victor Quero Navas, 50 ans, avait été arrêté en janvier 2025. Elle n’a jamais eu de nouvelles des autorités. Pas une information sur son état, pas un signe. Jusqu’au 7 mai, quand elle apprend officiellement qu’il est mort depuis juillet dernier. Neuf mois de silence. Neuf mois durant lesquels elle suppliait, demandait, espérait. Les gardiens de prison et les fonctionnaires la traitaient de « vieille folle ». Quelques jours après avoir assisté à l’exhumation du corps pour autopsie, Carmen Navas est décédée. Son fils Gabriel dit ne pas trouver les mots pour décrire cette souffrance.
Gabriel Quero Navas, le frère du disparu, a décidé de parler. Il dénonce un manque de respect « clair et notoire » de la part des autorités. Il en veut au communiqué du parquet publié la veille. Il exige du ministère public qu’il cesse immédiatement toute tentative d’exonérer les agents de l’État impliqués. Il promet d’aller jusqu’au bout de la procédure, en mémoire de sa mère. Pour lui, cette mort n’est pas un fait divers, c’est une tragédie construite par l’indifférence et l’opacité du système carcéral vénézuélien. Victor Quero Navas est le vingtième détenu décédé en prison depuis 2014 selon l’ONG Foro Penal. Mais son cas est particulier parce que les autorités semblent avoir tout fait pour que personne ne sache.
Mardi, le parquet a diffusé sa version. L’enquête pénale conclut à une mort naturelle, une thromboembolie pulmonaire. Aucune lésion traumatique, assure le communiqué. L’autopsie a été menée conformément à la loi. Le texte promet que le ministère public continuera de veiller au respect des droits humains dans les prisons. Un discours qui ne convainc personne du côté de la famille. Ce drame surgit dans un contexte politique tendu. La présidente par intérim Delcy Rodriguez, arrivée au pouvoir en janvier après l’arrestation de Nicolas Maduro, a fait adopter sous pression américaine une loi d’amnistie qui a permis la libération de centaines de prisonniers. Mais il en reste encore. Selon le dernier bilan de Foro Penal, 404 prisonniers politiques croupissent toujours dans les geôles vénézuéliennes, dont 35 femmes et 179 militaires.
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شات فلسطين
4 juin 2026 at 0 h 08 min
gerçekten çok yararlı bi konu teşekkürler