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Attaque mortelle contre la gay pride de Berlin

Un conducteur a foncé dans la foule en marge du défilé samedi soir. Le bilan est lourd: un mort et seize blessés, dont onze graves.

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Attaque mortelle contre la gay pride de Berlin

Un conducteur a foncé dans la foule en marge du défilé samedi soir. Le bilan est lourd: un mort et seize blessés, dont onze graves.

C’était un samedi soir de fête, en plein cœur de Berlin. La Christopher Street Day, l’une des plus grandes marches des fiertés d’Europe, rassemblait des centaines de milliers de personnes depuis le matin. Puis, peu avant 22 heures, un véhicule a fauché des participants sur une route du parc Tiergarten, à plusieurs centaines de mètres du défilé principal. Les pompiers ont confirmé un mort sur place et seize blessés, dont trois dans un état critique. Trente témoins en état de choc ont été pris en charge. Le conducteur a abandonné son minivan, complètement déformé, et a pris la fuite dans le bois voisin. Les recherches menées par hélicoptère et caméras thermiques n’ont rien donné pendant la nuit. La police annonce désormais traquer le suspect dans toute la ville.

Les autorités parlent d’une « attaque », et le maire de Berlin a dénoncé une agression contre « notre société libre et ouverte ». Le suspect est identifié, mais pas encore arrêté. Selon la police, son profil est lié au « milieu islamiste ». L’ambiance de fête a brutalement basculé. Les concerts et stands prévus pour clôturer la soirée ont été annulés. Les organisateurs ont demandé aux participants de rentrer chez eux, tandis que des dizaines de camions de secours et de policiers envahissaient les lieux. Ce drame survient à deux mois des élections municipales de Berlin, où le maire conservateur a déjà annoncé qu’il ne se représentait pas. La campagne est marquée par une forte poussée de l’extrême droite, alimentée par des attaques précédentes.

Ce n’est pas la première fois que la capitale allemande est frappée par une attaque à la voiture-bélier. En décembre 2016, un Tunisien avait tué douze personnes sur un marché de Noël, toujours à Berlin. Plus récemment, en décembre 2024, un psychiatre saoudien a été condamné à perpétuité pour avoir foncé sur un marché de Noël à Magdebourg, faisant six morts et plus de 300 blessés. En février 2025, un touriste espagnol avait été poignardé au Mémorial de l’Holocauste, tout près du lieu de l’attaque de samedi. Et début mai, un Allemand de 33 ans a été interné après avoir fauché des passants à Leipzig, tuant deux personnes. Chaque drame ravive les mêmes questions sur la sécurité et la radicalisation, dans un pays où les débats politiques s’enveniment.

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