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Ils refusent de quitter leur maison malgré l’ordre d’évacuer face aux flammes

Dans les lotissements de Saint-Médard-en-Jalles, les CRS patrouillent de porte en porte pour forcer les habitants à partir. Mais certains résistent…

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Ils refusent de quitter leur maison malgré l’ordre d’évacuer face aux flammes

Dans les lotissements de Saint-Médard-en-Jalles, les CRS patrouillent de porte en porte pour forcer les habitants à partir. Mais certains résistent, convaincus que le danger est passé ou que les autorités exagèrent.

Les rues sont désertes, les volets clos, les vélos d’enfants et les chaises de camping encore en place comme si le temps s’était arrêté. Pourtant, l’ordre a été donné en pleine nuit : évacuer immédiatement à cause de l’incendie qui menace le quartier. Les CRS marchent en groupe, frappent aux portes, ouvrent les portails pour vérifier que personne ne traîne encore. Ils surveillent aussi les maisons vides pour éviter les cambriolages. L’ambiance est étrange, entre calme apparent et tension sourde.

Un nonagénaire, torse nu sur le pas de sa porte, refuse catégoriquement de bouger. « Hier soir, la fumée était terrible, on ne voyait même plus les arbres à dix mètres », reconnaît-il. Mais ce matin, sous un ciel gris, il juge qu’il ne reste quasiment plus rien. Les policiers insistent, évoquent les risques pour sa santé à cause des fumées. L’homme ne cède pas. Il craint surtout de rester bloqué sur la route en quittant sa maison. Un voisin tente d’intervenir pour le convaincre, en vain. Pour l’instant, le vieil homme reste sur son perron, déterminé à ne pas partir.

D’autres habitants oscillent entre hésitation et colère. Didier Chasseux, 69 ans, se donne encore 24 heures avant de décider. « Il y a des gens plus en danger que moi, des malades », explique-t-il, estimant sa situation bien moins critique. Il se dit serein, sûr que le feu ne touchera pas son lotissement. À quelques maisons de là, Philippe Lamarque, artisan peintre de 70 ans, prépare ses bagages avec sa femme et son fils, mais il râle. « Ils n’ont qu’à faire une grande tranchée, un pare-feu immense. Ils ont les bulldozers, ils ont tout », grogne-t-il, amer. Pour lui, les autorités auraient pu mieux anticiper. Les CRS poursuivent leur tournée, sonnent inlassablement, tandis que le ciel reste bas et que la menace du feu plane toujours.

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