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35 morts dans un accident de bus dévastateur en Syrie

Deux bus sont entrés en collision près de Palmyre, sur l’axe Damas-Deir Ezzor. Le bilan provisoire s’alourdit à 35 morts et 30 blessés.

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35 morts dans un accident de bus dévastateur en Syrie

Deux bus sont entrés en collision près de Palmyre, sur l’axe Damas-Deir Ezzor. Le bilan provisoire s’alourdit à 35 morts et 30 blessés.

L’accident s’est produit samedi dans le centre du pays, sur une route stratégique reliant la capitale aux régions de l’est. Les deux véhicules transportaient des passagers dont plusieurs appartenaient aux forces de sécurité intérieure. Le choc a été d’une violence rare, même pour un pays habitué aux drames routiers. Les secours ont passé des heures à extraire les blessés des carcasses tordues. Dans un premier temps, les autorités avaient annoncé 19 morts, mais le décompte a grimpé au fil des recherches. Les causes exactes de la collision n’ont pas encore été précisées.

Ce drame intervient dans un contexte où les infrastructures syriennes portent encore les stigmates de la guerre civile qui a ravagé le pays de 2011 à 2024. Les routes, très endommagées, sont rarement entretenues. La reconstruction est estimée à plus de 216 milliards de dollars, une somme colossale pour un État exsangue. Conduire en Syrie devient un pari risqué, surtout la nuit ou sur les longues distances. Les bus, souvent vieillissants, sont bondés et les contrôles techniques quasi inexistants.

Il ne s’agit pas d’un accident isolé. Début novembre, cinq pèlerins libanais avaient trouvé la mort et des dizaines d’autres avaient été blessés lorsqu’un bus avait versé sur une autoroute de la province de Deraa, dans le sud. Les autorités locales avaient pointé un excès de vitesse. En septembre, douze personnes avaient péri dans une collision entre un bus et un camion-citerne dans le nord-est du pays. Autant de drames qui rappellent que le réseau routier syrien est devenu un piège mortel pour des milliers de voyageurs.

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