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Deux millions d’euros pour tenter de sauver la dernière usine de pâte à papier française

L’État s’engage à soutenir Fibre Excellence Saint-Gaudens avec un prêt de deux millions d’euros. Le site, en redressement judiciaire depuis la fin avril…

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Deux millions d'euros pour tenter de sauver la dernière usine de pâte à papier française

L’État s’engage à soutenir Fibre Excellence Saint-Gaudens avec un prêt de deux millions d’euros. Le site, en redressement judiciaire depuis la fin avril, garde l’espoir qu’un investisseur reprenne l’usine.

L’État a décidé de mettre la main au portefeuille. Un prêt de deux millions d’euros va être accordé à la société Fibre Excellence Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, pour l’aider à tenir le coup. Le dispositif repose sur un contrat signé entre l’entreprise et BpiFrance Assurance Export, au nom de l’État, dans le cadre du Fonds de développement économique et social. Une aide financière qui tombe à pic pour un site industriel qui joue gros.

Car l’usine traverse une passe difficile. Elle est placée en redressement judiciaire depuis la fin du mois d’avril. Et elle vient d’obtenir un délai supplémentaire de trois mois pour qu’un investisseur potentiel boucle enfin son offre de reprise. Fibre Excellence, dernier producteur de pâte à papier du pays, place beaucoup d’espoirs dans cette issue. Installé près de Toulouse, le site représente un maillon rare dans une filière où la France ne compte plus qu’un seul acteur de ce type.

Le dossier de Saint-Gaudens n’est pas isolé. À Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, l’activité est déjà à l’arrêt et la situation a pris un tour nettement plus tendu. L’État a repris en main la mise en sécurité de ce site, pour compenser ce que le gouvernement qualifie d’incurie du liquidateur judiciaire. Ce dernier aurait poussé d’anciens salariés à relancer eux-mêmes l’exploitation.

Depuis le début du mois de septembre, la sécurisation de cette usine classée Seveso seuil bas cristallise un bras de fer. D’un côté le liquidateur, de l’autre la préfecture, et au milieu les anciens employés. Pour eux, comme pour les salariés de Saint-Gaudens, l’enjeu dépasse la simple question financière. Il s’agit de savoir si ces outils industriels peuvent encore fonctionner, et ce qu’il advient des personnes qui les ont fait tourner.

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