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Le sabre français retrouve enfin l’or mondial

Vincent Anstett avait gagné le titre en 2006. Vingt ans plus tard, il a mené une nouvelle génération de sabreurs à la même consécration.

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Le sabre français retrouve enfin l’or mondial

Vincent Anstett avait gagné le titre en 2006. Vingt ans plus tard, il a mené une nouvelle génération de sabreurs à la même consécration.

Vincent Anstett n’en revient pas. À 44 ans, il a vécu quelque chose d’unique dans une carrière déjà bien remplie. Champion du monde en 2006 à Saint-Pétersbourg, il était cette fois de l’autre côté de la barrière, en tant que manager. Et ses sabreurs ont réussi à faire tomber la muraille.

À Hong Kong, Sébastien Patrice, numéro un mondial, son frère Jean-Philippe Patrice, Rémi Garrigue et Maxime Pianfetti ont décroché l’or par équipes. Un sacre qui met fin à vingt ans de disette pour le sabre masculin français. Depuis 2006, plus aucune médaille dans cette discipline aux Mondiaux. Plus rien. Cette nouvelle génération a donc réussi là où les précédentes avaient échoué.

Anstett connaît parfaitement le chemin. En 2006, il était aux côtés de Boris Sanson, Julien Pillet et Nicolas Lopez. Après sa carrière, il est devenu manager des sabreurs français en 2022, avant d’être écarté un an plus tard. Il a ensuite accompagné l’Égypte pendant les Jeux de Paris 2024, puis il est revenu chez les Bleus l’été dernier. Ce parcours en montagnes russes rend ce nouveau succès encore plus fort.

« Je trouve ça fou de se dire qu’il est passé vingt ans », confie-t-il. Pour lui, cette équipe méritait de succéder aux héros de 2006. « Ils ont vraiment progressé dans leur attitude, leur lucidité, les interactions les uns vis-à-vis des autres aussi, la gestion de la frustration, d’accepter les erreurs », explique-t-il. Il ajoute qu’ils ont désormais le niveau pour rivaliser avec les meilleurs, et qu’ils ont su l’exploiter au bon moment. « C’est une belle récompense », résume-t-il.

Ce titre reste isolé dans la moisson tricolore de ces Mondiaux. La France repart avec quatre médailles au total, et uniquement ce sacre au sabre masculin. Mais pour Vincent Anstett, la saveur est immense. Peut-être même plus intense qu’il y a vingt ans.

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