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Le prix Kavli récompense celle qui a percé la jeunesse explosive de notre galaxie

Amina Helmi, astronome à l’université de Groningue, fait partie des trois lauréats du prestigieux prix Kavli en astrophysique. Ses travaux prouvent que la…

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Le prix Kavli récompense celle qui a percé la jeunesse explosive de notre galaxie

Amina Helmi, astronome à l’université de Groningue, fait partie des trois lauréats du prestigieux prix Kavli en astrophysique. Ses travaux prouvent que la Voie lactée s’est construite par collisions violentes avec des galaxies naines, bien loin d’une évolution tranquille.

Dans son bureau, entre photos de famille et piles de dissertations, un bol de chocolats Milky Way trahit sa passion. Amina Helmi, 55 ans, originaire d’Argentine, est une pointure de l’« archéologie galactique ». Elle utilise les étoiles comme des fossiles pour reconstituer le passé de notre galaxie. En 2024, elle reçoit le prix Kavli, souvent comparé au Nobel dans son domaine. Un million de dollars, une médaille en or et un parchemin. Pour elle, c’est une reconnaissance immense. Ce prix récompense aussi tout un champ de recherche qui a explosé ces dernières années.

Helmi et ses collègues ont changé notre regard sur la Voie lactée. Loin d’une croissance lente et régulière, elle a connu une jeunesse agitée. À partir des données de la mission Gaia, ils ont mis en évidence un événement majeur : il y a 10 milliards d’années, une galaxie naine baptisée Gaia-Encelade est entrée en collision avec notre galaxie primitive et a fusionné avec elle. Depuis, la Voie lactée vit une existence calme. « Elle a eu une jeunesse tumultueuse, et maintenant elle mène une vie sereine », ironise l’astronome. Les étoiles gardent la trace de ces chocs, comme un ADN cosmique.

La mission Gaia a tout changé. En 2018, la publication de ses données a permis de mesurer les mouvements d’un milliard et demi d’étoiles avec une précision inédite. Helmi passe ses journées à analyser des catalogues de 2 milliards de lignes. Mais le travail ne s’arrête pas là. De nouvelles données Gaia arriveront fin 2026. L’astronome postule déjà à des bourses pour pousser plus loin la modélisation. Elle veut aussi encourager les jeunes chercheurs, peut-être en Argentine, son pays natal. Le 1er septembre, elle recevra son prix à Oslo. Une récompense pour une vie à décoder les secrets les plus anciens de notre galaxie.

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