Faits Divers
Damiette a échappé au pire après l’attaque de drones sur deux navires gaziers
Deux navires chargés de gaz ont été frappés dans le port égyptien de Damiette. Des officiers racontent comment ils ont combattu les flammes pour éviter…


Deux navires chargés de gaz ont été frappés dans le port égyptien de Damiette. Des officiers racontent comment ils ont combattu les flammes pour éviter une explosion dévastatrice.
Dans le port égyptien de Damiette, le soulagement domine après l’attaque de cette semaine. Deux navires gaziers ont été touchés, l’unité flottante de stockage et de regazéification Energos Winter, opérée par une compagnie américaine, et le méthanier GasLog Salem, battant pavillon d’un armateur grec. Ensemble, ils peuvent transporter jusqu’à 300 000 mètres cubes de gaz. Un capitaine de bateau de lutte contre les incendies confie que tout le port aurait pu sauter, ainsi qu’une partie de la ville voisine, qui abrite plus de 300 000 habitants. Pour lui, la menace était celle d’une bombe prête à exploser.
Les témoignages décrivent une intervention sous très haute tension. Un officier raconte que lui et ses collègues avaient été prévenus avant d’aller affronter les flammes qu’ils pourraient ne pas revenir vivants. La première explosion a retenti à bord du GasLog Salem en début d’après-midi. Une dizaine de minutes plus tard, une déflagration bien plus violente a secoué l’Energos Winter et déclenché un incendie majeur. L’équipage du premier navire a eu le réflexe de fermer les vannes des réservoirs de gaz, ce qui a permis de contenir le feu. L’incendie a été maîtrisé en moins de deux heures. Sur l’autre navire, les flammes ont brûlé jusqu’en soirée, malgré l’évacuation rapide des marins. Quatre remorqueurs anti-incendies ont été déployés pour séparer les deux bâtiments et les éloigner des installations sensibles.
Personne n’a vu le drone arriver. Les officiers n’avaient reçu aucune alerte avant l’impact, seulement un signal concernant un réservoir sous haute pression. L’engin, probablement de petite taille, a échappé aux systèmes de défense aérienne et aux caméras du port. Une fois les incendies maîtrisés, les enquêteurs ont récupéré des débris sur les deux navires. L’attaque n’a pas été revendiquée et les autorités égyptiennes ne désignent aucun responsable pour l’instant. Une source sécuritaire parle d’une affaire complexe et déroutante, dont les conclusions pourraient prendre beaucoup de temps. Le Premier ministre égyptien a expliqué que les navires avaient été déplacés par crainte d’une explosion susceptible de détruire tout le port.
Cette attaque est une première sur le territoire égyptien depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Elle rappelle les frappes qui ont visé plusieurs alliés de Washington dans le Golfe. Mais Le Caire, qui joue les médiateurs dans la région, semble bien décidé à ne pas se laisser entraîner. Les autorités appellent à éviter toute escalade et toute spéculation. Une source sécuritaire l’affirme sans détour. Ce n’est pas la guerre de l’Égypte, et le pays ne se laissera pas provoquer.
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