Politique
François Bayrou lance son compte à rebours pour un candidat unique
Le patron du MoDem a dévoilé les étapes de la primaire qu’il veut organiser pour unir les centres. Objectif affiché, un candidat unique début février.


Le patron du MoDem a dévoilé les étapes de la primaire qu’il veut organiser pour unir les centres. Objectif affiché, un candidat unique début février.
François Bayrou a profité de la rentrée de son parti à L’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, pour poser noir sur blanc les étapes d’une primaire qu’il appelle de ses vœux. Le président du MoDem plaide pour un « grand fleuve central » capable de réunir des socio-démocrates jusqu’aux gaullistes, en passant par le centre. Jusqu’ici, son appel est resté sans succès.
Le calendrier qu’il propose tient en quelques dates. Premier verrou, le parrainage de dix parlementaires, un « filtre évidemment nécessaire » selon lui, à boucler avant la fin octobre. Suivraient deux mois de confrontation, avec des débats télévisés et des meetings. Le premier tour se tiendrait ensuite en janvier, peut-être « vers le 15 », et se déroulerait par internet. Le second tour arriverait quinze jours plus tard. Résultat visé, début février, les Français auraient le candidat unique qu’ils attendent.
Vers Édouard Philippe, qui refuse toute primaire, et Gabriel Attal, qui n’a jamais formellement fermé la porte, Bayrou a lancé un « message personnel ». « Qu’est-ce que vous craignez ? Où est le problème ? » a-t-il interrogé, assurant à son interlocuteur qu’il serait choisi et gagnerait ainsi une légitimité supplémentaire.
Pour l’ancien maire de Pau, l’enjeu dépasse les ego. Face à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, une candidature éclatée au premier tour mènerait droit, selon lui, à un second tour opposant « un extrême contre un autre extrême ». Il parle d’une « menace létale, mortelle pour notre pays ». D’où sa conviction qu’il faut trancher la question de l’unité avant le premier tour, sans se payer « le luxe de la division ».
Pour nourrir ce rassemblement, Bayrou avait convié plusieurs figures du centre-gauche et du centre-droit, de Bernard Cazeneuve à Jean-Louis Borloo en passant par Xavier Bertrand. Thierry Breton, l’ancien commissaire européen, était aussi de la partie. Cité comme candidat potentiel, il est le seul à avoir semblé endosser l’idée d’une primaire.
À lire aussi





SociétéEn Ligne 5 joursCes influenceurs qui vendent du rêve et que leurs abonnés commencent à lâcher



SociétéEn Ligne 6 joursÀ Bussy-Saint-Georges, le plus grand temple hindou d’Europe continentale a ouvert ses portes



CultureEn Ligne 5 joursCatherine Ringer, la voix libre des Rita Mitsouko, s’est tue



MondeEn Ligne 6 joursTotalEnergies veut injecter 16 milliards de dollars dans le pétrole irakien



ÉconomieEn Ligne 2 joursLidl France change de patron et surprend ses propres équipes



SportsEn Ligne 6 joursBordeaux sombre à Toulouse et mesure encore l’écart



EuropeEn Ligne 4 joursLa Hongrie traque les milliards envolés de l’ère Orban



EuropeEn Ligne 4 joursFace aux attaques hybrides venues de Russie, Macron convoque son état-major et bouscule son agenda








