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Volvo confie son volant à Klaus Zellmer pour repartir de l’avant

Le constructeur suédois mise sur un vétéran du secteur, passé par Škoda, pour reprendre les rênes du groupe au plus tard le 1er octobre 2027. Il devra…

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Volvo confie son volant à Klaus Zellmer pour repartir de l'avant

Le constructeur suédois mise sur un vétéran du secteur, passé par Škoda, pour reprendre les rênes du groupe au plus tard le 1er octobre 2027. Il devra relancer des ventes mises à mal par les droits de douane, le recul de l’électrique et des coûts de développement élevés.

L’annonce est tombée dimanche. Klaus Zellmer prendra les commandes de Volvo Cars au plus tard le 1er octobre 2027, a fait savoir le constructeur suédois. Un nom bien identifié dans le milieu, puisqu’il dirigeait jusqu’ici Škoda, la marque tchèque propriété de Volkswagen. Son parcours parle pour lui, avec plus de trente ans passés dans l’automobile.

La tâche qui l’attend n’a rien d’une promenade de santé. Volvo, détenu majoritairement par le groupe chinois Geely Holding, n’a pas réussi à tenir les objectifs de rentabilité qu’il s’était fixés. Trois vents contraires expliquent cette dérive. Les droits de douane ont renchéri les échanges, la demande de véhicules électriques a reculé et les coûts de développement sont restés élevés. Autant de pressions qui rognent les marges et compliquent chaque arbitrage industriel.

Klaus Zellmer succédera à Hakan Samuelsson. Ce dernier avait été reconduit à la tête du groupe en 2025 pour tenter de remettre l’entreprise sur les rails, après un premier passage à sa direction entre 2012 et 2022. Le retour d’un patron historique n’aura donc pas suffi à écarter la question de la relève. Cette fois, c’est un dirigeant venu de l’extérieur qui hérite du dossier.

Pour Volvo, l’enjeu dépasse le simple changement de visage. Le marché automobile est de plus en plus disputé, et la marque doit retrouver de l’élan sur ses ventes sans lâcher l’objectif de rentabilité. Miser sur un homme rompu aux grandes organisations, formé chez Volkswagen et à la tête de Škoda, envoie un signal d’expérience. Reste à savoir si cela suffira à inverser la tendance, dans un secteur où les décisions d’aujourd’hui pèsent sur plusieurs années.

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