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Israël et le Liban s’accordent sur un cessez-le-feu très encadré

Après deux jours de discussions à Washington, Israël et le Liban ont fixé les conditions d’une trêve. L’arrêt des tirs du Hezbollah et la mise en place de…

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Israël et le Liban s'accordent sur un cessez-le-feu très encadré

Après deux jours de discussions à Washington, Israël et le Liban ont fixé les conditions d’une trêve. L’arrêt des tirs du Hezbollah et la mise en place de zones sous contrôle exclusif de l’armée libanaise sont au cœur de l’accord.

L’accord annoncé mercredi est un pas fragile vers un apaisement. Israël et le Liban, sous la médiation des États-Unis, se sont mis d’accord pour conditionner tout cessez-le-feu à un arrêt complet des tirs du Hezbollah. Le mouvement libanais doit aussi évacuer tous ses membres du secteur situé au sud du fleuve Litani, une zone tampon à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne. En parallèle, des zones pilotes vont être créées. Les Forces armées libanaises y exerceront un contrôle exclusif, sans aucun acteur non étatique. Une façon claire d’exclure le Hezbollah de ces territoires.

Mais sur le terrain, la violence ne faiblit pas. Le jour même de l’annonce, des frappes israéliennes ont tué au moins dix personnes au Liban. Le Hezbollah a revendiqué de nouveaux tirs contre Israël. Depuis le début de la guerre en mars, plus de 3 500 personnes ont été tuées côté libanais et plus d’un million déplacées. Côté israélien, 26 soldats et un civil ont perdu la vie. Le personnel médical paie aussi un lourd tribut avec au moins 130 secouristes tués depuis le début du conflit. Un cessez-le-feu censé être en vigueur depuis la mi-avril est régulièrement bafoué, et Israël a intensifié ses frappes ces derniers jours.

Les négociations restent sous tension. Le Hezbollah rejette ces discussions et n’accepte pas de trêve partielle. Par ailleurs, les pourparlers entre Washington et Téhéran patinent. L’Iran considère les dossiers libanais et iranien comme liés et a prévenu que toute attaque contre Beyrouth pourrait relancer une guerre régionale à grande échelle. Les trois parties ont prévu une nouvelle session de pourparlers fin juin pour tenter d’aboutir à un accord global. En attendant, la trêve annoncée tient à un fil.

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