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Trump hausse le ton face à l’Iran tandis que la guerre s’étend au Yémen

Le président américain menace de frappes « bien pires » contre Téhéran, alors que l’Arabie saoudite bombarde les rebelles houthis au Yémen et que la Chine…

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Trump hausse le ton face à l'Iran tandis que la guerre s'étend au Yémen

Le président américain menace de frappes « bien pires » contre Téhéran, alors que l’Arabie saoudite bombarde les rebelles houthis au Yémen et que la Chine appelle à la negociation.

Depuis près de deux semaines, les États-Unis bombardent l’Iran tous les jours. Mais visiblement, ça ne suffit pas aux yeux de Donald Trump. Le président républicain est frustré par l’enlisement du conflit, et il l’a fait savoir vendredi depuis la Maison Blanche. Il envisage désormais des opérations militaires « encore plus importantes » sur le sol iranien. « Ils ont le choix entre conclure un accord ou faire face à un bombardement d’un niveau bien pire », a-t-il lancé. Pourtant, il assure que des discussions sont en cours avec les dirigeants iraniens. « On leur parle en ce moment », a-t-il dit, sans donner de détails. Mais dans la même journée, l’Iran a revendiqué de nouvelles ripostes contre des installations américaines à Bahreïn, en Jordanie et au Koweït. Les Gardiens de la Révolution ont prévenu les civils au Moyen-Orient de s’éloigner des bases américaines, et le chef de l’armée iranienne a promis qu’un soldat américain irait en enfer pour chaque Iranien tué.

Le conflit ne se limite plus au détroit d’Ormuz. Il s’étend désormais de l’autre côté de la péninsule arabique, au Yémen. Les Houthis, alliés de Téhéran, ont annoncé un blocus en mer Rouge et dans le golfe d’Aden contre les navires saoudiens. Un pétrolier saoudien a été touché vendredi, avec des dommages mineurs. En représailles, l’Arabie saoudite a frappé le port de Hodeïda, sur la côte ouest du Yémen. Un bâtiment de télécommunications a été visé, et des habitants ont entendu des explosions près du port. La guerre régionale s’emballe, et chaque camp durcit sa position.

Pendant ce temps, la Chine tente de jouer les médiateurs. Le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, a rencontré son homologue iranien au Kirghizistan. Il a appelé à rouvrir les négociations entre Washington et Téhéran. « La porte des discussions ne devrait pas être fermée », a-t-il déclaré. Pékin soutient fermement l’Iran dans la protection de sa souveraineté, mais veut éviter une escalade incontrôlable. De son côté, Trump a aussi mis en garde la Russie et la Chine contre toute livraison d’armes à l’Iran. Les États-Unis enquêtent sur de potentielles fuites d’informations vers Téhéran, qui auraient aidé les frappes iraniennes contre des bases américaines. La tension monte d’un cran, et l’avenir de la région semble plus incertain que jamais.

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