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L’Iran et les États-Unis au bord du conflit ouvert, le pétrole sous pression

Donald Trump promet une riposte sévère pour chaque soldat américain tué et Téhéran parle de guerre totale. Les rebelles houthis annoncent un blocus…

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L'Iran et les États-Unis au bord du conflit ouvert, le pétrole sous pression

Donald Trump promet une riposte sévère pour chaque soldat américain tué et Téhéran parle de guerre totale. Les rebelles houthis annoncent un blocus maritime de l’Arabie saoudite, menaçant les voies pétrolières et faisant monter les prix.

Depuis une semaine, les frappes américaines sur l’Iran s’intensifient. La dixième nuit consécutive de bombardements a touché des zones jusqu’ici épargnées, comme le centre et le nord-ouest du pays. À Bouchehr, où se trouve l’unique centrale nucléaire en activité, des explosions ont été rapportées. En réponse, Téhéran a lancé des missiles sur une base américaine au Koweït, après avoir visé Bahreïn et la Jordanie. Le royaume hachémite a d’ailleurs abattu trois projectiles iraniens. Le président Massoud Pezeshkian a déclaré que son pays faisait face à une guerre totale menée par les États-Unis. Donald Trump a prévenu sur Truth Social que l’Iran paierait plusieurs fois le prix pour chaque soldat américain perdu. Le bilan humain s’alourdit côté iranien au moins 50 morts et plus de 500 blessés selon les autorités. Côté américain, trois soldats ont perdu la vie en Jordanie et en Irak, portant à 17 le total des militaires décédés depuis le début de la guerre.

Parallèlement, les rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran, ont annoncé un blocus maritime de l’Arabie saoudite via le détroit de Bab el-Mandab. Cette menace s’ajoute à celle qui pèse déjà sur le détroit d’Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis la reprise des hostilités. L’accord de paix signé le 17 juin, qui prévoyait la réouverture de cette voie stratégique, a volé en éclats. L’enjeu est colossal. Ormuz voit passer un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures. Les Houthis n’ont pas précisé comment ils comptaient mettre leur plan à exécution, mais Ryad a vivement condamné cette décision. Les experts redoutent une escalade régionale encore plus grande, comme l’a souligné le porte-parole de l’ONU.

Cette double menace sur les voies maritimes a déjà fait grimper les prix du pétrole. Deux pétroliers tentant de franchir Ormuz de manière non autorisée ont explosé et ont été arrêtés, selon les Gardiens iraniens. Un autre navire transportant des hydrocarbures a été touché par un projectile non identifié au large d’Oman. Face à cette situation, les États-Unis cherchent des soutiens. Le secrétaire d’État Marco Rubio a appelé la communauté internationale à protéger le transport maritime. Pourtant, malgré la guerre des mots et des bombes, les efforts diplomatiques se poursuivent. Le ministre iranien de l’Intérieur est ainsi en visite au Pakistan, l’un des médiateurs avec le Qatar et Oman, dans l’espoir de désamorcer la crise.

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