Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

« Nous bombarderons vos ponts » la nouvelle ligne rouge de Trump dans le Golfe

Alors que les frappes américaines s’intensifient sur le sol iranien, Donald Trump promet de détruire des infrastructures civiles à chaque attaque…

Article

le

"Nous bombarderons vos ponts" la nouvelle ligne rouge de Trump dans le Golfe

Alors que les frappes américaines s’intensifient sur le sol iranien, Donald Trump promet de détruire des infrastructures civiles à chaque attaque iranienne contre un navire dans le détroit d’Ormuz. Le prix du pétrole bondit et la population iranienne subit une escalade militaire qui semble sans fin.

Depuis la reprise des hostilités le 7 juillet, le détroit d’Ormuz est redevenu le point névralgique d’un conflit qui oppose Téhéran à Washington. L’Iran contrôle désormais l’accès à cette voie maritime stratégique, faisant monter la pression sur les marchés pétroliers. Mercredi, le baril de Brent a franchi la barre des 95 dollars pour la première fois en six semaines. Un signe que la trêve fragile signée mi-juin entre les deux pays n’a pas tenu. L’économie iranienne, déjà minée par des années de sanctions, s’enfonce un peu plus dans la crise. Les bombardements américains se multiplient, frappant des villes et des régions entières.

Donald Trump a choisi la plateforme Truth Social pour durcir le ton. « À partir de maintenant, chaque fois que la République islamique d’Iran tirera sur un navire dans le détroit d’Ormuz, les États-Unis bombarderont et détruiront un pont ou une centrale électrique, y compris ceux situés près de la capitale Téhéran » a-t-il écrit. Une menace directe qui vise les infrastructures civiles, un tournant dans la stratégie américaine. Pourtant, la guerre est impopulaire aux États-Unis. Le Pentagone a déjà dépensé 37,5 milliards de dollars depuis le début du conflit le 28 février, et réclame une rallonge de 67 milliards. De son côté, le secrétaire d’État Marco Rubio tend une perche diplomatique, mais juge que les Iraniens ne prennent pas les négociations au sérieux.

Sur le terrain, la population iranienne paie le prix fort. Aïda, une brodeuse de 34 ans habitant Iranshahr, dans le sud-est du pays, raconte son quotidien infernal. « Nous avons déjà du mal à subvenir à nos besoins les plus élémentaires, et maintenant nous devons faire face aux missiles qui tombent chaque nuit sur nos villes » confie-t-elle. L’inflation galope, la pauvreté s’installe. Les frappes américaines ne cessent de s’étendre. Mercredi après-midi, un missile a touché l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz, tandis que des explosions ont été signalées à Sirik, une ville portuaire du sud. Dans la nuit, Tabriz (nord-ouest) et la province du Khouzestan, près du Golfe, ont été ciblés. La centrale nucléaire de Bouchehr est aussi sous la menace. À Téhéran, les sirènes d’alerte ont retenti et la défense antiaérienne a été activée.

L’Iran ne reste pas sans riposter. En représailles, les Gardiens de la Révolution attaquent des pays alliés aux États-Unis dans la région. La Jordanie a intercepté des missiles et des drones iraniens visant des bases américaines. L’Union européenne a déconseillé aux compagnies aériennes de survoler le pays. Des sirènes ont aussi retenti à Bahreïn, où une explosion a été entendue. De l’autre côté de la péninsule arabique, les rebelles houthis du Yémen ont annoncé un blocus des ports saoudiens, menaçant le premier exportateur mondial de pétrole brut. Plusieurs navires chargés de brut saoudien ont déjà fait demi-tour en mer Rouge. Le Pakistan, qui tente une médiation entre Téhéran et Washington, s’est dit « profondément inquiet » de voir l’Arabie saoudite entraînée dans ce conflit. L’escalade ne montre aucun signe d’apaisement.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus