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La Fed retient ses taux mais le spectre d’une hausse se rapproche

L’inflation américaine refuse de faiblir et la flambée du pétrole relance les craintes. La banque centrale reste immobile pour l’instant, mais un…

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La Fed retient ses taux mais le spectre d'une hausse se rapproche

L’inflation américaine refuse de faiblir et la flambée du pétrole relance les craintes. La banque centrale reste immobile pour l’instant, mais un revirement semble de plus en plus plausible.

La Réserve fédérale américaine a choisi de ne pas toucher à ses taux directeurs, au moins jusqu’à la fin de l’année. L’inflation, elle, continue de dépasser largement l’objectif des 2% visé par l’institution, avec un indice PCE qui frôle les 4,1% sur un an. Et pour compliquer la donne, les prix du pétrole viennent de bondir de près de 25% en quelques jours, après une escalade du conflit au Moyen-Orient et de nouveaux bombardements américains contre l’Iran. De quoi faire douter ceux qui espéraient un ralentissement durable de l’inflation.

Les économistes sont désormais partagés. Une majorité de ceux interrogés estiment que la probabilité d’une hausse des taux cette année est élevée, un changement net par rapport au mois précédent où elle était jugée faible. Pourtant, les trois quarts des experts ne prévoient aucun mouvement avant la fin 2026. Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, martèle que son objectif est de ramener l’inflation à 2%, mais sans donner de détails concrets sur sa méthode. Certains analystes pensent qu’il cherche surtout à gagner du crédit sans serrer la vis tout de suite.

Derrière ces hésitations, il y a aussi un enjeu politique. Les élections de mi-mandat approchent et le coût de la vie reste un sujet brûlant pour le président Donald Trump, qui avait promis de faire baisser les prix. La Fed a mis en place des groupes de travail sur l’inflation, la communication et le bilan, censés orienter sa stratégie à moyen terme. Mais sur le fond, la situation reste tendue : le chômage est bas, la croissance tient bon, et l’inflation ne cède pas. Si elle persiste, la banque centrale pourrait bien être forcée d’agir, quitte à relever ses taux plus tôt que prévu.

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