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Trump promet une aide massive au Liban mais pose une condition clé
Le président libanais Joseph Aoun a rencontré Donald Trump à la Maison Blanche pour la première fois depuis seize ans. Une visite historique, mais le…

Le président libanais Joseph Aoun a rencontré Donald Trump à la Maison Blanche pour la première fois depuis seize ans. Une visite historique, mais le désarmement du Hezbollah reste l’épine dans le pied.
Donald Trump a reçu Joseph Aoun dans le Bureau ovale, mardi. Le président américain a été clair. « Nous allons beaucoup aider le Liban », a-t-il lancé, ajoutant que ce pays était « maltraité depuis longtemps ». Trump a même vanté ses liens personnels avec la communauté libanaise. De son côté, Joseph Aoun a parlé d’une « visite historique ». Son objectif, a-t-il dit, est de mettre fin « pour toujours » à l’état d’hostilité entre le Liban et Israël. Une rencontre qui intervient alors que Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah, une condition posée par Israël pour quitter le sud du pays.
Sur le terrain, la situation reste explosive. L’armée libanaise s’est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, comme prévu par un accord-cadre qui prévoit des « zones pilotes » évacuées par Israël. Mais très vite, les tensions ont repris. L’armée libanaise a accusé les forces israéliennes d’avoir tiré « près de ses troupes ». L’armée israélienne a répondu que ses soldats n’avaient riposté qu’en l’air, affirmant que les Libanais étaient entrés dans une zone non prévue. Un véritable test, selon des analystes. Test de la volonté d’Israël de se retirer, test aussi de la position du Hezbollah, qui rejette cet accord.
Car derrière les poignées de main, les enjeux sont lourds. Joseph Aoun, ancien chef de l’armée élu en janvier avec le soutien de l’Occident, s’est engagé à désarmer le Hezbollah. Mais la milice pro-iranienne refuse. Et le conflit avec Israël a déjà fait plus de 4 300 morts depuis mars. Le président libanais est venu demander de l’aide pour son armée, qu’il juge essentielle. « Sans les Forces armées libanaises, tout s’effondrera », a-t-il prévenu. Trump a promis des « projets très concrets ». Mais en échange, il attend des preuves de sérieux. Et le président américain s’est même dit prêt à discuter directement avec le Hezbollah. « Je peux parler avec tout le monde », a-t-il assuré. Une déclaration qui en dit long sur la complexité des négociations.
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