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Zelensky prêt à rencontrer Poutine, Moscou balaie aussitôt l’idée

Le président ukrainien affirme qu’il s’assiérait volontiers face à Vladimir Poutine lors du sommet du G20 à Miami. Le Kremlin a aussitôt jugé une telle…

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Zelensky prêt à rencontrer Poutine, Moscou balaie aussitôt l'idée

Le président ukrainien affirme qu’il s’assiérait volontiers face à Vladimir Poutine lors du sommet du G20 à Miami. Le Kremlin a aussitôt jugé une telle rencontre impossible, tout en laissant entendre que Moscou serait le seul cadre envisageable.

Volodymyr Zelensky ne ferme aucune porte. Interrogé sur une éventuelle rencontre avec Vladimir Poutine en marge du G20, le président ukrainien a répondu sans hésiter qu’il s’y rendrait. « Oui, bien sûr. Nous devons venir. Nous devons nous rencontrer, parler et prendre des décisions », a-t-il lancé. À ses yeux, les mots échangés importent peu. Seul le résultat compte, a-t-il insisté, quelle que soit la teneur de ce qu’il dira ou de ce qu’il entendra.

La réponse russe n’a pas traîné. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a écarté l’hypothèse d’un rendez-vous à Miami, la jugeant tout simplement irréalisable. Il a toutefois précisé qu’une autre option existait, une rencontre devant selon lui se tenir à Moscou. Le Kremlin n’a d’ailleurs pas tranché sur une éventuelle participation de Vladimir Poutine au sommet. « Nous ne savons pas encore si nous irons à Miami ou non », a-t-il ajouté, tandis qu’un conseiller diplomatique russe assurait que la question n’avait même pas été abordée.

Derrière ces échanges, une mécanique diplomatique tente de se remettre en route. Les États-Unis, qui président le G20 cette année, ont relancé des efforts longtemps gelés pour mettre un terme à la guerre. Leurs émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus à Moscou comme à Kiev. Pour Volodymyr Zelensky, ce double déplacement constitue un bon signal, et il compte bien rencontrer Donald Trump d’ici à la fin septembre. Le président ukrainien veut y voir une marque de respect envers son peuple.

Les signaux restent toutefois contradictoires. Volodymyr Zelensky estime que son pays est désormais en bonne position pour négocier, arguant qu’il est bien plus solide sur le champ de bataille qu’un an auparavant. Il espérait même une reprise des discussions dès ce mois-ci. Côté russe, on se montre beaucoup plus prudent, jugeant qu’il est trop tôt pour parler concrètement d’un tel rendez-vous. Plusieurs cycles de pourparlers ont déjà échoué, la confiance entre les deux camps reste mince et rien ne montre que l’un ou l’autre ait bougé sur ses positions.

Sur le terrain, la guerre ne faiblit pas. La Russie multiplie les tirs de missiles et de drones contre les infrastructures civiles, faisant grimper le bilan des victimes. De son côté, Kiev intensifie ses frappes longue portée sur le territoire russe, ciblant notamment des raffineries et des entrepôts logistiques. Dans la nuit, des attaques russes ont tué quatre personnes, deux à Zaporijjia et deux dans une usine d’ArcelorMittal à Kryvyï Rig. À Odessa, des immeubles d’habitation ont été touchés, des étages entiers détruits et trente-cinq personnes blessées, dont un bébé de cinq mois.

Face à ces bombardements, Volodymyr Zelensky a redit son appel aux alliés de l’Ukraine. Il réclame davantage de missiles pour repousser les attaques aériennes russes, un soutien qu’il juge indispensable alors que les négociations, elles, restent au point mort.

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