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Le chef de l’ONU tend la main à une Syrie en reconstruction

Antonio Guterres est à Damas pour une visite historique, la première d’un secrétaire général de l’ONU depuis 2009. Il appelle la communauté internationale…

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Le chef de l'ONU tend la main à une Syrie en reconstruction

Antonio Guterres est à Damas pour une visite historique, la première d’un secrétaire général de l’ONU depuis 2009. Il appelle la communauté internationale à ne pas laisser le pays se relever seul après des années de guerre.

Le secrétaire général des Nations unies a posé le pied sur le sol syrien avec un message clair. L’ONU veut être un appui solide dans cette période de transition, après la chute du régime de Bachar al-Assad fin 2024. Accueilli à l’aéroport par le ministre syrien des Affaires étrangères, Guterres a ensuite rencontré Ahmad al-Chareh, l’homme qui dirige le pays depuis décembre. Une rencontre au palais présidentiel, après une visite dans la vieille ville de Damas et sa célèbre mosquée des Omeyyades. Le message est celui de la solidarité. L’opportunité est immense, mais fragile.

Derrière les poignées de main, il y a une réalité lourde. La guerre civile a fait plus de 500 000 morts et jeté sur les routes plus de 10 millions de personnes. Aujourd’hui, 15,6 millions de Syriens ont besoin d’aide humanitaire. La reconstruction est estimée à plus de 216 milliards de dollars. Et les défis ne sont pas seulement matériels. En mars 2025, des massacres d’alaouites ont ensanglanté le pays, et des affrontements avec des combattants druzes ont eu lieu. Les tensions restent vives, notamment avec Israël qui a envoyé des troupes dans la zone tampon du Golan après la chute d’Assad. Des incursions et bombardements israéliens se sont répétés, même si des pourparlers directs ont eu lieu pour tenter d’arriver à un accord de sécurité.

Guterres ne se contente pas de rencontrer les nouveaux dirigeants. Il doit aussi échanger avec la société civile, les associations de femmes et les différentes communautés du pays. Un geste fort pour montrer que la reconstruction ne peut pas être seulement politique, elle doit être inclusive. Le nouveau président syrien a rompu avec son passé jihadiste et a même prononcé un discours à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, une première depuis 1967. Mais la communauté internationale attend de lui des institutions solides et une gouvernance qui rassemble tous les Syriens. L’ONU, elle, reste sur le terrain, avec sa force de maintien de la paix dans le Golan, que le chef de l’organisation doit aussi aller saluer. La route est encore longue, mais cette visite marque une étape importante pour un pays qui cherche à renaître.

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