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Trois nuits sans bombes la diplomatie reprend son souffle au Moyen-Orient

L’ambassadeur américain à l’ONU annonce que Donald Trump veut laisser une chance aux négociations. Les prix du pétrole chutent lourdement après une…

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Trois nuits sans bombes la diplomatie reprend son souffle au Moyen-Orient

L’ambassadeur américain à l’ONU annonce que Donald Trump veut laisser une chance aux négociations. Les prix du pétrole chutent lourdement après une accalmie inédite des frappes.

Le Moyen-Orient vient de traverser trois nuits consécutives sans bombardements américains. C’est une première depuis deux semaines de frappes intenses. Le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz a expliqué dans les médias américains que le président Trump souhaitait « laisser de la place aux négociations ». Il a toutefois précisé que l’option militaire n’était pas écartée. De son côté, l’Iran a aussi suspendu ses opérations. Le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a déclaré que leur stratégie reposait sur la riposte, et qu’ils avaient donc interrompu leurs actions. Résultat direct de cette accalmie : le prix du pétrole a chuté de près de 5 % lundi. Le baril de Brent est passé sous les 92 dollars, et le WTI américain a reculé à environ 84 dollars. Un soulagement pour les marchés mondiaux.

Mais cette pause ne signifie pas la fin des tensions. Derrière les déclarations apaisantes, des inquiétudes militaires refont surface. La presse américaine rapporte que les stocks de missiles Patriot et d’autres équipements défensifs dans la région pourraient s’affaiblir. Mike Waltz a démenti fermement, affirmant que l’armée dispose de tout le nécessaire et annonçant le déploiement de « davantage de ressources ». Donald Trump a lui-même insisté auprès du Wall Street Journal : « Nous avons bien plus de munitions que quiconque dans le monde ». Parallèlement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui doit rencontrer Trump mardi, a apporté son soutien à l’approche diplomatique tout en restant ferme sur les ambitions nucléaires iraniennes. Téhéran, de son côté, estime que les États-Unis se trouvent dans une situation difficile et cherchent une nouvelle stratégie.

Le conflit dure depuis près de cinq mois et continue d’ébranler toute la région. À Téhéran, la vie semble avoir repris son cours normal, entre embouteillages et canicule. Mais le blocage du détroit d’Ormuz, par où transitait un cinquième du commerce mondial des hydrocarbures avant la guerre, pèse lourdement sur l’économie internationale. L’Iran, qui contrôle cette voie maritime, a engagé de nouvelles discussions avec Oman pour en assurer la gestion future. En représailles, les États-Unis ont rétabli un blocus des ports iraniens. Par ailleurs, un nouveau front s’est ouvert au Yémen. Les rebelles Houthis, soutenus par Téhéran, ont attaqué le territoire saoudien pour la première fois depuis 2022, visant notamment des sites pétroliers. L’Arabie saoudite avait riposté après que l’Iran eut envoyé un avion transportant une délégation rebelle sans autorisation. Les hostilités s’intensifient, tandis que le monde retient son souffle.

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