Faits Divers
Sam Altman aux dirigeants du G7 gardez le contrôle sur l intelligence artificielle
Le patron d OpenAI a exhorté les grandes puissances à ne pas déléguer aux entreprises le pouvoir de réguler l IA. Il propose la création d un forum…


Le patron d OpenAI a exhorté les grandes puissances à ne pas déléguer aux entreprises le pouvoir de réguler l IA. Il propose la création d un forum mondial pour tester les modèles les plus avancés.
Sam Altman a pris la parole mercredi en marge du sommet du G7 à Évian. Le directeur général d OpenAI, la société derrière ChatGPT, a lancé un appel clair aux dirigeants présents. Il leur a demandé de ne pas abandonner leurs responsabilités en matière de régulation de l intelligence artificielle. Selon lui, ce serait une erreur de laisser les acteurs privés décider seuls des règles. Il plaide pour la mise en place d une instance de coopération internationale. Cette plateforme aurait pour mission de définir des standards communs pour tester les modèles d IA les plus puissants. Elle pourrait aussi fournir des analyses indépendantes sur leurs capacités et leurs risques.
Derrière cet appel, il y a un changement notable dans le discours des autorités américaines. Pendant longtemps, Washington a freiné toute tentative de régulation de l IA, craignant de brider l innovation. Mais début juin, Donald Trump a signé un décret qui change la donne. Il prévoit désormais que les entreprises peuvent soumettre volontairement leurs nouveaux modèles au gouvernement avant leur lancement. Un virage que Chris Lehane, responsable des affaires publiques d OpenAI présent à Évian, a qualifié de convergence entre les membres du G7. Les États Unis semblent désormais ouverts à l idée d un cadre de sécurité commun.
Un exemple récent illustre pourquoi ce débat est urgent. La start up Anthropic, concurrente d OpenAI, a dû mettre hors ligne ses deux derniers modèles Mythos 5 et Fable 5. Le ministère américain du Commerce a exigé que l accès à ces interfaces soit bloqué pour tout ressortissant étranger. Motif invoqué un risque pour la sécurité nationale. Pourtant, Anthropic avait déjà limité les capacités de Fable 5 pour éviter son utilisation dans des cyberattaques ou la fabrication d armes. Cette affaire montre à quel point la frontière entre innovation et danger est mince. Et elle renforce l idée que les gouvernements ne peuvent plus laisser les entreprises gérer seules ces questions.
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