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Deux régions en flammes, des pompiers toujours mobilisés

Le feu n’en a pas fini avec le Var et la Gironde. Les équipes d’urgence restent sur le pied de guerre, entre cendres fumantes et espoirs de retour à la…

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Deux régions en flammes, des pompiers toujours mobilisés

Le feu n’en a pas fini avec le Var et la Gironde. Les équipes d’urgence restent sur le pied de guerre, entre cendres fumantes et espoirs de retour à la normale.

Le combat n’est pas terminé dans le sud de la France. Les incendies qui ont ravagé des milliers d’hectares continuent de mobiliser les secours, même si les zones brûlées n’ont pas progressé. Dans le Var, le brasier déclenché vendredi est loin d’être maîtrisé. Les pompiers préviennent que la tâche sera longue et que les points chauds restent nombreux. Les conditions ne facilitent rien. Le vent souffle jusqu’à 35 km/h, le thermomètre dépasse les 36°C et l’air est très sec. Autant d’éléments qui peuvent réveiller les flammes à tout moment.

Ce nouvel incendie, qui a parcouru près de 1.800 hectares, est venu s’ajouter à un autre déjà éteint près du massif du Gros Bessillon. En douze jours, ce sont environ 6.300 hectares de végétation qui sont partis en fumée. Près de 2.500 personnes ont dû quitter leur domicile. Certaines ont pu rentrer, mais la prudence reste de mise. Les villages de Montfort-sur-Argens et Correns ont rouvert leurs routes aux habitants, avant de les refermer pour laisser passer les véhicules de secours. Près de 1.500 pompiers sont déployés sur place. Leur priorité est d’éviter que de nouvelles maisons partent en fumée et de redonner confiance aux habitants. À Correns, le feu est passé avec une violence rare. Plus d’une dizaine de maisons ont été détruites, des voitures calcinées, des vitres fondues. La maire décrit une fuite éperdue face à des flammes visibles dans chaque rue. Un habitant, les larmes aux yeux, évoque son champ d’oliviers réduit en cendres et regrette un village autrefois verdoyant, qu’il compare à un jardin d’Éden. C’est le quatrième gros incendie dans cette zone depuis le 19 juillet.

En Gironde, la situation semble figée mais reste fragile. Le gigantesque feu qui a détruit 42.000 hectares en onze jours est stabilisé depuis samedi, sans pour autant être éteint. Des fumerolles et des reprises à la marge ont été observées durant la nuit. La plupart des habitants évacués ont pu retrouver leur maison, mais les commerçants redoutent une saison touristique gâchée. À Arcachon, la station balnéaire a été épargnée, et quelques vacanciers ont commencé à revenir sur le front de mer. Un retraité dit espérer un nouveau départ, mais s’inquiète de voir des gens fumer en pleine sécheresse.

Cette sécheresse des sols et de la végétation est un facteur clé. Les récentes canicules ont transformé les forêts en véritables réservoirs de combustible. Les pompiers attendent des renforts venus d’Ukraine, de Lituanie et de Polynésie. Leur travail pour éteindre complètement le feu pourrait durer jusqu’aux pluies de l’hiver. Dans certaines zones tourbeuses, le feu peut couver pendant des mois, tout en restant sous surveillance. Un précédent incendie en 2022 est resté chaud deux ans. La prudence reste donc le maître-mot, pour les habitants comme pour les secours.

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