Politique
La cheffe des Écologistes dans le viseur des droites pendant que la France suffoque
Canicules à répétition, incendies géants, sécheresse record, et pendant que le climat s’emballe, Marine Tondelier se retrouve accusée par la droite et…


Canicules à répétition, incendies géants, sécheresse record, et pendant que le climat s’emballe, Marine Tondelier se retrouve accusée par la droite et l’extrême droite. Cette séquence révèle un combat politique devenu très inégal.
L’été 2026 aurait pu être un électrochoc. Il l’a été. Avec des canicules extrêmes à répétition, 120 000 hectares brûlés et 98 départements touchés par la sécheresse, la France vit une crise climatique d’une rare intensité. Marine Tondelier, à la tête des Écologistes, a rappelé que ces événements confirment ce que son camp répète depuis cinquante ans. Mais au lieu d’ouvrir un débat sur le fond, cette séquence a déclenché une vague d’attaques contre sa personne.
Sur les réseaux sociaux et dans les médias, la droite et l’extrême droite la présentent comme une coupable idéale. Un élu RN a ainsi affirmé que les écologistes avaient refusé les débroussaillages, ce qui aurait aggravé les incendies. C’est faux. Cette polémique vient d’un vieux projet de gestion contesté dans la forêt usagère de La Teste-de-Buch, qui a un statut juridique particulier, et ne vaut pas pour les autres massifs. L’animosité va plus loin. Fin juillet, une insulte a visé Marine Tondelier après ses critiques contre la loi d’urgence agricole, un texte qui a réintroduit à titre dérogatoire deux pesticides interdits. L’auteur, un syndicaliste agricole, a fini par présenter ses excuses.
Derrière ces attaques, il y a une stratégie. Marine Tondelier y voit une tentative de détourner le regard. La colère des Français est réelle, dit-elle, mais les droites climatosceptiques préfèrent un bouc émissaire plutôt que d’interroger leur propre modèle économique. Ses proches parlent d’un dogmatisme économique bien réel, face à une supposée écologie punitive. Résultat, ses propositions peinent à exister. Sa demande de réunion de crise à l’Élysée sur les incendies est restée sans réponse. Son idée d’abolition des privilèges climatiques n’a pas suscité plus de réactions.
Pourtant, ses idées trouvent un écho dans l’opinion. Elle réclame un ISF climatique, la fin des niches fiscales sur les énergies fossiles et une taxation des superprofits pétroliers et maritimes. Elle rappelle que les 1% les plus riches pèsent pour 20% du réchauffement observé entre 1990 et 2020. Sur la climatisation, son discours a évolué. Autrefois, l’urgence était d’éviter le dérèglement. Aujourd’hui, elle juge cet équipement nécessaire, mais refuse d’en faire une solution miracle. Un eurodéputé écologiste voit dans la violence des attaques la preuve que leurs idées sont devenues une menace pour les défenseurs du statu quo. Et quand elle propose des congés climatiques pour protéger les travailleurs, un récent sondage montre que 58% des Français y sont favorables. La bataille est dure, mais l’écologie n’a pas dit son dernier mot.
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