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Gabriel Attal dans le viseur d’une opération russe de désinformation

Gabriel Attal est la nouvelle cible d’une ingérence numérique attribuée à la Russie. Des contenus falsifiés ont circulé sur les réseaux sociaux sans…

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Gabriel Attal dans le viseur d'une opération russe de désinformation

Gabriel Attal est la nouvelle cible d’une ingérence numérique attribuée à la Russie. Des contenus falsifiés ont circulé sur les réseaux sociaux sans rencontrer un large écho.

Gabriel Attal, candidat à la présidentielle et patron de Renaissance, a été averti d’une tentative de déstabilisation venue de Moscou. Son entourage a indiqué avoir été informé par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale d’ingérences extérieures provenant de Russie et d’organes liés au pouvoir central russe. Le service Viginum, chargé de lutter contre les ingérences numériques étrangères, a détecté cette opération mardi et l’attribue avec une confiance élevée au réseau prorusse Matriochka. Elle est restée peu visible, avec quelques milliers de vues seulement.

Cette offensive intervient alors que le premier tour de la présidentielle se tiendra dans huit mois. Elle n’a rien d’isolé. En quelques jours, Édouard Philippe, patron d’Horizons, et Raphaël Glucksmann, candidat de gauche, ont eux aussi été pris pour cible par des réseaux prorusses, via le groupe Storm-1516. Là encore, la diffusion est restée confidentielle.

Pour Gabriel Attal, les contenus falsifiés ont circulé sur X en reprenant l’identité visuelle de médias français comme RFI, BFM, Le Parisien, Ouest France, Libération, France 24 ou encore l’AFP. Les fausses informations prétendaient qu’il montrait des signes de la maladie de Parkinson ou qu’il plaidait pour une politique plus indulgente envers les squatteurs de logements vides. Des affirmations infondées, mais conçues pour semer le doute dans l’opinion.

L’entourage de l’ancien Premier ministre y voit une conséquence directe de ses engagements. Son soutien affiché à l’Ukraine, sa fermeté contre les ingérences russes et sa présidence du groupe d’amitié France-Ukraine en auraient fait une cible prioritaire, d’autant plus qu’il est candidat. Ses proches annoncent une campagne électorale marquée par une violence et un niveau de manipulation inouïs.

Le réseau Matriochka, actif depuis 2023, procède par vagues. Il publie de faux contenus de manière coordonnée, puis cherche à interpeller les médias pour qu’ils s’emparent de ces informations. Une stratégie décrite comme une entreprise de diversion, déjà déployée contre les Jeux Olympiques de 2024. Côté français, la vigilance monte. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué un risque très aigu d’ingérences pour les prochaines échéances électorales, de la présidentielle aux régionales et départementales de 2028. Le gouvernement a également présenté fin juillet un projet de loi pour alourdir les peines contre ceux qui diffusent de fausses nouvelles en période électorale.

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