Économie
Trois repreneurs sur les rangs pour sauver Duralex
Deux entrepreneurs français et une société basée à Hong Kong ont déposé une offre pour la verrerie Duralex. Le tribunal de commerce doit trancher le 17…


Deux entrepreneurs français et une société basée à Hong Kong ont déposé une offre pour la verrerie Duralex. Le tribunal de commerce doit trancher le 17 septembre.
Trois dossiers de reprise sont désormais sur la table. Le premier est porté par Cédric Meston, cofondateur de la start-up HappyVore, une marque de substituts végétaux à la viande, et celui qui a racheté Tupperware France en 2025. Il agit via sa holding Tomé. Le deuxième vient du groupe stéphanois Carlesimo, dont l’intérêt pour Duralex était déjà connu. Enfin, une société hongkongaise, AA Investments, complète la liste. Elle appartient à l’homme d’affaires français Morteza Goshayeshi et à sa famille, qui opèrent dans la beauté, les parfums et les biens de grande consommation. Le groupe avait déjà racheté la chaîne de décoration Bouchara au printemps dernier.
Pour l’instant, le mutisme domine. Cédric Meston n’a pas souhaité réagir, et les deux autres candidats n’ont pas donné suite. L’administrateur judiciaire, lui, a décidé de repousser la date limite de dépôt des offres au 11 septembre. Le but est de laisser aux repreneurs le temps de préciser leurs projets et, pourquoi pas, de voir arriver de nouvelles candidatures. Chaque offre reste soumise à des conditions suspensives que les candidats doivent lever avant que le rachat ne devienne définitif.
Derrière ce feuilleton judiciaire, il y a une usine et ses 243 salariés. Duralex, installée à La Chapelle-Saint-Mesmin dans le Loiret, produit depuis 1945 des verres réputés incassables. L’entreprise a été transformée en coopérative en 2024, avant d’être placée en redressement judiciaire le 1er juin. C’est la cinquième fois en un peu plus de vingt ans qu’elle traverse une telle épreuve. La directrice générale, Peggy Sadier, juge pourtant la situation commerciale encourageante. Le budget prévu pour 2026 est tenu, le chiffre d’affaires a fortement accéléré en juin et juillet, et de nouveaux marchés internationaux ont été ouverts. Elle salue aussi une gestion rigoureuse de la trésorerie pendant la période d’observation.
Reste l’essentiel, l’avenir. Qui reprendra Duralex et avec quel projet ? Le tribunal de commerce d’Orléans examinera les offres le 17 septembre. D’ici là, les trois repreneurs potentiels ont quelques semaines pour lever les conditions suspensives qui pèsent encore sur leurs dossiers. Le sort de la célèbre verrerie française se jouera à ce moment-là. Et avec lui, celui des 243 salariés.
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