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Nicolas Batum raccroche à 37 ans, un 21 septembre qui ne doit rien au hasard

L’ancien capitaine des Bleus a annoncé sa retraite de basketteur, deux ans après avoir quitté l’équipe de France avec une médaille d’argent autour du cou.…

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Nicolas Batum raccroche à 37 ans, un 21 septembre qui ne doit rien au hasard

L’ancien capitaine des Bleus a annoncé sa retraite de basketteur, deux ans après avoir quitté l’équipe de France avec une médaille d’argent autour du cou. Il a choisi une date lourde de sens, celle où son père est mort sur un terrain.

C’est une vidéo tournée en Normandie, dans la salle de Pont-l’Evêque, qui sert de faire-part. Nicolas Batum n’a pas convoqué de conférence de presse, pas de longue lettre. Il laisse son fils Ayden, 10 ans, poser la question que tout le monde attendait. Pourquoi arrêter maintenant. La réponse tient en une phrase simple, celle d’un homme qui a une fille de 5 ans et qui veut rentrer à la maison s’occuper d’eux. Il ajoute qu’il souhaite laisser la place aux autres, qu’il a fait son temps, qu’il faut savoir s’arrêter à un moment.

La date du 21 septembre n’a rien d’anodin. C’est ce jour-là, en 1991, que son père est décédé d’une rupture d’anévrisme, sur un terrain de basket. Trente-cinq ans plus tard, presque jour pour jour, le fils referme le cercle. Dans la vidéo, il le dit à son enfant avec des mots très directs. Il a vécu tout ce qu’il avait à vivre, fait tout ce qu’il avait à faire, et même plus que ce que son grand-père avait pu accomplir. Lui, il va pouvoir continuer une nouvelle vie, ce que son père n’a pas eu le temps de faire.

Le parcours est long, et il respire le basket partout. Formé au Mans, trois saisons dans la Sarthe, puis drafté en 25e position en 2008. Les Rockets l’envoient aussitôt à Portland, où il reste sept ans, avec une parenthèse à Nancy pendant le lock-out de 2011. Ensuite Charlotte, cinq saisons qui se terminent mal, jusqu’à une dépression. Les Clippers lui rendent le goût du jeu, même si un transfert subi vers Philadelphie en 2023-24 vient secouer la fin. Il revient en Californie et y termine en avril dernier, sans contrat depuis son départ fin juin.

Son bilan ne se lit pas seulement dans les chiffres, même s’ils sont là. 1205 matchs de saison régulière, 76 de play-offs, des moyennes de 9,6 points, 4,7 rebonds et 3 passes, un record à 35 points avec Portland. Jamais la bague de champion, son meilleur résultat restant une demi-finale de Conférence perdue en 2021 face à Phoenix. Mais Batum n’a jamais été un joueur de colonnes statistiques. Il était de ceux qui font tenir un collectif, apprécié dans chaque vestiaire pour sa capacité à relier les autres. Côté français, 112 matchs avec Le Mans et Nancy, un titre de champion et la Semaine des As en 2006, le Trophée des Champions en 2011.

Il a aussi remercié tous ses anciens entraîneurs, et promis qu’il resterait autour du basket, sans en dire plus sur la suite. Pour les Bleus, la page était déjà tournée depuis les Jeux de Paris, où il avait guidé l’équipe jusqu’à l’argent en tant que capitaine. Cette fois, c’est tout son sport qui devient un peu différent. Un nouveau chapitre commence pour lui, et il a choisi de l’ouvrir à voix haute, avec son fils comme premier interlocuteur.

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