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Venise prête à faire payer plus cher ses visiteurs d’un jour

La ville italienne planche sur un durcissement de sa taxe d’entrée. Le montant pourrait grimper jusqu’à trente euros et la période d’application s’étaler…

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Venise prête à faire payer plus cher ses visiteurs d'un jour

La ville italienne planche sur un durcissement de sa taxe d’entrée. Le montant pourrait grimper jusqu’à trente euros et la période d’application s’étaler bien plus largement sur l’année.

Venise a été la première ville au monde à instaurer, en 2024, une taxe destinée aux visiteurs d’un jour. Le principe reste simple. Ceux qui ne font que passer quelques heures doivent s’acquitter d’une somme comprise entre cinq et dix euros, avec un tarif allégé pour les personnes qui réservent à l’avance. Les touristes qui dorment sur place, eux, ne paient rien.

Ce barème ne convainc pourtant pas tout le monde à la mairie. Michele Zuin, le conseiller municipal chargé du budget et de la fiscalité, juge le montant actuel trop faible pour peser réellement face au surtourisme. Il a raconté qu’il avait été question d’aller jusqu’à cinquante euros. L’idée a ensuite été ramenée à un plafond de trente euros, une piste envisagée pour 2027.

Le projet ne se résume pas au prix. La taxe pourrait couvrir une période plus longue de l’année, alors qu’elle ne concerne aujourd’hui qu’une fraction du calendrier. Concrètement, les voyageurs qui pensaient échapper au dispositif en venant hors des pics de fréquentation devraient revoir leurs plans.

L’ambition affichée par les responsables locaux est claire. Il s’agit d’inciter les visiteurs à décaler leur venue et à délaisser les moments où la ville est prise d’assaut, à commencer par le 1er mai, jour férié particulièrement prisé. Venise subit depuis longtemps les effets du surtourisme, auxquels s’ajoute le dépeuplement de son centre historique. Reste à voir si un ticket plus salé suffira à rééquilibrer la balance, d’autant que ni le montant définitif ni le calendrier ne sont encore arbitrés.

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