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Volkswagen sommée de réagir vite pour ne pas perdre pied

Les actionnaires de référence du constructeur allemand haussent le ton. Ils réclament des décisions immédiates face à la concurrence chinoise et aux coûts…

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Les actionnaires historiques de Volkswagen somment la direction d'agir sans attendre

Mis à jour le 7 août à 10h54

Les actionnaires de référence du constructeur allemand haussent le ton. Ils réclament des décisions immédiates face à la concurrence chinoise et aux coûts qui grimpent.

Les familles qui tiennent les rênes de Volkswagen ne veulent plus attendre. Dans un message adressé à la direction, elles ont lancé un avertissement clair, à l’occasion de la publication des résultats semestriels de Porsche SE, le principal actionnaire du groupe. Hans Dieter Poetsch, président du conseil d’administration de cette holding, a planté le décor en évoquant un « tournant historique ». Selon lui, chacun doit désormais se mobiliser et assumer ses responsabilités pour garantir la compétitivité de l’entreprise sur le long terme. Plus les décisions tardent, prévient-il, plus les problèmes s’aggravent.

Le contexte est effectivement tendu. Volkswagen doit jongler avec des coûts élevés, les complications liées aux droits de douane et une pression chinoise de plus en plus forte sur le marché automobile. Oliver Blume, président du directoire, a promis une refonte en profondeur du groupe. Mais ce chantier s’annonce douloureux. Après des dizaines de milliers de suppressions d’emplois déjà actées, le dernier plan de restructuration pourrait entraîner 50 000 licenciements supplémentaires et la fermeture de quatre usines allemandes. Rien n’est encore joué, car les syndicats, très puissants dans le groupe, et le Land de Basse-Saxe, qui détient une minorité de blocage de 20%, doivent encore donner leur feu vert.

Du côté de Porsche SE, on met la pression pour aller plus vite et plus loin. Johannes Lattwein, le directeur financier, a demandé à Volkswagen de réduire ses surcapacités, de tailler sérieusement dans les coûts et de rendre ses processus de décision plus réactifs. Son message est simple. La compétitivité reste l’objectif, et toutes les options doivent être envisagées pour y parvenir. La holding a d’ailleurs montré l’exemple en publiant vendredi un résultat semestriel ajusté en baisse de 14,5%, à 949 millions d’euros. Elle détient 31,9% de Volkswagen et 12,5% de la marque de voitures de sport Porsche. De quoi donner du poids à ses exigences.

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