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L’emploi américain fait retenir son souffle aux Bourses

Paris finit en légère hausse, Londres recule et Wall Street hésite. Les investisseurs restent prudents avant la publication du rapport sur l’emploi aux…

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L'emploi américain fait retenir son souffle aux Bourses

Paris finit en légère hausse, Londres recule et Wall Street hésite. Les investisseurs restent prudents avant la publication du rapport sur l’emploi aux États-Unis.

La séance a été placée sous le signe de l’attente. Les Bourses européennes ont terminé sans direction claire, le CAC 40 gagnant 0,35 % à 8 699,71 points, tandis que le Dax allemand progressait de 0,15 % et que le Footsie britannique perdait 0,19 %. L’EuroStoxx 50, le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 ont aussi fini en légère hausse. À Wall Street, la tendance était plus hésitante, avec un Dow Jones en baisse de 0,67 %, un S&P 500 en repli de 0,21 % et un Nasdaq en petite perte de 0,09 %. Le Dow Jones s’est même rapproché un moment de son sommet historique atteint mercredi à 54 744,33 points, avant de redescendre.

Les bons résultats d’entreprises continuent de soutenir les indices européens. Le fabricant de spiritueux Diageo a bondi de 5,57 % après avoir annoncé un plan d’économies d’un milliard de dollars sur trois ans, entraînant dans son sillage Rémy Cointreau et Pernod Ricard. Le groupe de publicité WPP a fait encore plus fort, avec une envolée de 26,62 %, grâce à une croissance organique supérieure aux attentes. Publicis a suivi la cadence avec un gain de 2,18 %. En revanche, Siemens a perdu 4,49 %, malgré le relèvement de ses prévisions. Eurazeo a de son côté progressé de 1,54 %, porté par l’annonce de négociations exclusives avec Partners Group sur sa participation dans Aroma-Zone.

Le Moyen-Orient reste un facteur de tension majeure. Les Houthis du Yémen ont affirmé avoir mené des attaques à l’aide de missiles et de drones contre des positions saoudiennes à Marib et à Hadramout, faisant des centaines de morts ou de blessés parmi les combattants soutenus par l’Arabie saoudite. Ces frappes ont réveillé les craintes sur l’approvisionnement en pétrole et sur la sécurité du passage en mer Rouge. John Kilduff, associé chez Again Capital, explique que ce nouveau front, loin du golfe Persique, montre que la menace ne faiblit pas. Tim Waterer, analyste chez KCM Trade, rappelle que les précédents accords sur le détroit d’Ormuz ont été fragiles et que le marché restera méfiant tant que les volumes ne repartiront pas clairement à la hausse.

Les indicateurs économiques sont contrastés. Aux États-Unis, les inscriptions au chômage ont légèrement augmenté la semaine dernière, à 199 000, contre 198 000 la semaine précédente. Dans la zone euro, les ventes au détail ont reculé de 0,3 % en juin, une mauvaise surprise, tandis que les commandes à l’industrie allemande ont bondi de 3,1 %, nettement mieux que prévu. Sur le marché des changes, le dollar s’est renforcé de 0,28 %, l’euro a cédé du terrain à 1,1520 dollar et le yen a perdu un peu de sa superbe, à 157,92 pour un dollar. Les rendements obligataires ont également grimpé légèrement, avec le taux américain à dix ans à 4,669 % et le Bund allemand à 3,125 %.

Le pétrole est reparti à la hausse avec vigueur. Le Brent a gagné 3,52 % à 82,23 dollars le baril, et le West Texas Intermediate a pris 3,18 % à 77,65 dollars. La menace d’une perturbation des approvisionnements, liée aux attaques des Houthis et à la situation dans le détroit d’Ormuz, pousse les prix vers le haut. La journée de vendredi sera décisive, avec la publication du rapport mensuel sur l’emploi américain, un indicateur très attendu pour évaluer la santé de la première économie mondiale.

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