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Rheinmetall freiné dans sa course après l’abandon d’un gros contrat de frégates

Le géant allemand de la défense a réduit ses prévisions de ventes pour 2026. La cause est une commande de frégates annulée par Berlin, un projet que…

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Rheinmetall freiné dans sa course après l'abandon d'un gros contrat de frégates

Le géant allemand de la défense a réduit ses prévisions de ventes pour 2026. La cause est une commande de frégates annulée par Berlin, un projet que l’industriel espérait bien décrocher.

Rheinmetall a revu ses objectifs à la baisse pour 2026. Le groupe allemand table désormais sur un chiffre d’affaires compris entre 13,7 et 14,2 milliards d’euros, contre une fourchette de 14,0 à 14,5 milliards annoncée précédemment. Ce recul s’explique par l’annulation d’un programme de frégates par le gouvernement fédéral, un contrat qui devait rapporter environ 300 millions d’euros à la division navale du groupe. Un coup d’arrêt pour ce secteur, mais pas pour l’ensemble de l’entreprise.

Le reste de la dynamique semble intact. Rheinmetall maintient ses autres objectifs et assure rester sur une trajectoire de croissance record. Les derniers chiffres le confirment. Au deuxième trimestre, le chiffre d’affaires a bondi de près de 70% pour atteindre environ 3,3 milliards d’euros, porté par l’ensemble des activités. Le conflit en Ukraine a relancé les dépenses de défense en Europe et profité pleinement au premier fabricant européen de munitions.

Le groupe ne compte pas s’arrêter là. Il vise un chiffre d’affaires annuel de 50 milliards d’euros d’ici 2030. Pour y parvenir, Rheinmetall a racheté l’an dernier la division navale du constructeur Luerssen. Il s’est aussi porté acquéreur de German Naval Yards Kiel et doit prendre une décision définitive dans les prochaines semaines, après le retrait d’un concurrent du processus.

Mais l’horizon s’est assombri en juin. Le gouvernement allemand a abandonné un programme de frégates qui traînait depuis longtemps. Rheinmetall était largement considéré comme le favori pour remporter ce contrat. Son annulation a donc directement pesé sur les prévisions, même si l’industriel assure que le reste de sa feuille de route reste solide. Pour l’instant, l’essentiel de la croissance repose ailleurs, mais la division navale attend toujours de trouver son second souffle.

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