Économie
Safran repousse ses limites après un semestre en pleine vitesse
Le motoriste français vient de révéler des résultats semestriels au-dessus des attentes et a revu ses objectifs à la hausse pour 2026. Derrière cette…


Le motoriste français vient de révéler des résultats semestriels au-dessus des attentes et a revu ses objectifs à la hausse pour 2026. Derrière cette performance, un moteur discret mais essentiel tourne à plein régime la maintenance des réacteurs d’avions.
Les moteurs d’avions ont la vie dure. Pour les compagnies aériennes, les garder en état de vol coûte cher. Pour Safran, c’est une manne qui ne cesse de grossir. Au premier semestre 2026, le groupe a enregistré un bond de 20% de ses ventes et de 27,5% de son résultat opérationnel courant, des chiffres légèrement supérieurs aux prévisions des analystes. Résultat le motoriste a revu ses ambitions pour 2026. Il vise désormais une croissance de son chiffre d’affaires de l’ordre de 15%, contre 12 à 15% auparavant. Et il attend un résultat opérationnel courant compris entre 6,4 et 6,5 milliards d’euros, soit plusieurs centaines de millions de plus que son précédent objectif.
Cette accélération, Safran la doit surtout à ses activités de rechange. Le groupe a révisé en nette hausse ses prévisions de ventes de pièces détachées pour 2026. Il table désormais sur une augmentation d’environ 25% contre 15% auparavant. Ces pièces sont destinées en priorité aux moteurs CFM56 et à son successeur le LEAP, deux réacteurs développés avec l’américain GE Aerospace via leur coentreprise CFM International. Ces moteurs équipent la majorité des Airbus A320 et des Boeing 737, les avions les plus utilisés au monde pour les vols courts et moyens. Leur maintenance est un marché colossal. La division « Propulsion » de Safran, qui regroupe notamment ces rechanges, a vu son chiffre d’affaires grimper de 27,7% sur un an.
Pourtant, tout n’est pas sans nuage. Comme ses concurrents, Safran doit relever le défi d’augmenter rapidement sa production. Le groupe reconnaît que sa chaîne d’approvisionnement reste un point de vigilance. Il surveille aussi l’impact potentiel du conflit au Moyen-Orient sur ses activités. Malgré ces incertitudes, les marchés ont salué la performance. L’action Safran a gagné 12% depuis le début de l’année. Et son homologue américain GE Aerospace a, lui aussi, relevé ses perspectives en juillet. Signe que derrière les turbulences, la mécanique de l’aéronautique tourne encore très fort.
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