Économie
Les Bourses se reprennent, le pétrole dévisse après la trêve au Moyen-Orient
La baisse des cours du pétrole, conséquence d’une pause dans les frappes entre l’Iran et les États-Unis, a redonné de l’air aux marchés européens. Les…


La baisse des cours du pétrole, conséquence d’une pause dans les frappes entre l’Iran et les États-Unis, a redonné de l’air aux marchés européens. Les investisseurs retiennent leur souffle avant une semaine chargée en décisions de banques centrales.
Les Bourses européennes ont terminé lundi dans le vert, portées par une dégringolade du pétrole. Le Brent est repassé sous les 90 dollars le baril, le brut américain sous les 84 dollars. La raison, une trêve surprise ce week-end entre les États-Unis et l’Iran. Les deux camps ont suspendu leurs attaques respectives au Moyen-Orient. Mais attention, ce répit est fragile. Téhéran revendique toujours le contrôle du détroit d’Ormuz. Et les Houthis du Yémen, alliés de l’Iran, viennent de mettre en place un nouveau blocus en mer Rouge. Donald Trump, lui, a déjà prévenu qu’il était prêt à une action militaire forte si la diplomatie échouait. Les marchés profitent de l’accalmie, mais personne n’oublie que le baril avait dépassé les 100 dollars la semaine dernière pour la première fois depuis fin mai.
Derrière cette respiration, une série de rendez-vous très attendus. La Réserve fédérale américaine se réunit mercredi. Si une pause des taux semble probable, un tiers des opérateurs parie encore sur une hausse. Le débat interne promet d’être intense. Pour septembre, les marchés estiment à 80% la probabilité d’un relèvement des taux. En parallèle, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon dévoileront leurs décisions jeudi et vendredi. Toutes deux devraient maintenir le statu quo, mais restent sur leurs gardes face à l’inflation. La baisse du pétrole pourrait influencer leurs discours. Les taux obligataires ont d’ailleurs reculé lundi, signe que l’apaisement sur le brut allège les craintes inflationnistes à court terme.
Côté entreprises, la semaine est chargée en résultats semestriels. Le géant du luxe LVMH a déjà publié ses chiffres juste après la clôture de Paris. Microsoft, Meta, Apple et Amazon suivront dans les jours à venir. À la Bourse de Paris, le secteur de l’énergie a souffert. TotalEnergies a perdu 2% et Maurel & Prom plus de 5%. À l’inverse, la chute du pétrole a fait bondir les compagnies aériennes. Air France-KLM a gagné 1,32%. Le secteur du voyage a progressé de près de 2%. Mais la tech a plié. Le groupe néerlandais ASML a chuté de plus de 8% après des informations selon lesquelles la Chine aurait commencé à produire localement des machines de lithographie DUV, un outil clé pour les puces. Cette nouvelle a entraîné d’autres équipementiers dans sa chute, comme BE Semiconductor Industries et Infineon. À Wall Street, la tendance était mitigée. Le Dow Jones grignotait 0,19%, mais le S&P 500 et le Nasdaq perdaient du terrain, lestés par les valeurs technologiques et énergétiques.
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