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L’Iran et les États-Unis étendent leurs frappes, la diplomatie tâtonne

Depuis une semaine, les bombardements américains s’étendent loin dans le nord de l’Iran. Téhéran riposte en visant les alliés de Washington, tout en…

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L'Iran et les États-Unis étendent leurs frappes, la diplomatie tâtonne

Depuis une semaine, les bombardements américains s’étendent loin dans le nord de l’Iran. Téhéran riposte en visant les alliés de Washington, tout en laissant une porte ouverte aux négociations.

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran prend une nouvelle dimension. Jusqu’à récemment, les frappes américaines se concentraient surtout dans le sud du pays, près du Golfe. Mais depuis le début de la semaine dernière, les bombes tombent aussi sur le centre et le nord-ouest. Lundi, une personne a été tuée à Tabriz, à plus de mille kilomètres de la côte. Plusieurs autres ont été blessées dans la ville voisine d’Ourmia. Washington assure viser des sites militaires. Téhéran, lui, signale des impacts près de sa centrale nucléaire de Bouchehr, la seule en fonctionnement, et sur le chantier de Darkhovin. Ces attaques marquent une escalade claire depuis la reprise des combats le 7 juillet.

En réponse, l’Iran ne reste pas les bras croisés. Ses Gardiens de la Révolution ont frappé le Koweït et Bahreïn, deux alliés américains dans la région. Des drones iraniens ont été signalés dans le ciel de Bahreïn et l’armée koweïtienne a confirmé une nouvelle attaque. Téhéran revendique aussi avoir détruit des avions américains en Jordanie et visé des infrastructures à Al-Tanf, en Syrie. Côté humain, le bilan s’alourdit. Trois soldats américains ont été tués ce week-end, deux en Jordanie et un en Irak, ce qui porte à 17 le nombre de militaires américains morts depuis le début de la guerre le 28 février. Du côté iranien, le dernier bilan officiel fait état de 50 morts et plus de 500 blessés depuis la reprise des hostilités.

Pourtant, les canaux diplomatiques ne sont pas totalement coupés. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a assuré lundi que des échanges se poursuivaient via des médiateurs. Le Pakistan, le Qatar et Oman sont dans la boucle. Baghaï a déclaré avoir reçu des messages sans entrer dans les détails, mais affirmé que l’appareil diplomatique était actif. En parallèle, l’Iran resserre son emprise sur le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le transport du pétrole. Les Gardiens ont annoncé avoir immobilisé deux nouveaux pétroliers lundi, après en avoir stoppé quatre dimanche. Résultat direct les cours du pétrole repartent à la hausse. Le baril de Brent a dépassé les 90 dollars lundi, son plus haut niveau depuis juin. Le détroit, par où transite un cinquième du pétrole mondial, est de nouveau verrouillé par Téhéran. En représailles, les États-Unis ont réimposé un blocus des ports iraniens. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a appelé la communauté internationale à protéger la navigation dans la zone. La route maritime est plus que jamais au cœur de l’affrontement.

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