Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Détroit d’Ormuz sous blocus américain la guerre repart de plus belle

Les États-Unis relancent leurs frappes sur l’Iran et rétablissent un blocus maritime. Une décision qui fait vaciller les espoirs de paix et fait flamber…

Article

le

Détroit d'Ormuz sous blocus américain la guerre repart de plus belle

Les États-Unis relancent leurs frappes sur l’Iran et rétablissent un blocus maritime. Une décision qui fait vaciller les espoirs de paix et fait flamber le prix du pétrole.

Mardi soir, Washington a repris ses bombardements contre des cibles iraniennes et réinstauré un blocus naval autour du détroit d’Ormuz, cette voie d’eau stratégique au cœur du conflit. Donald Trump a toutefois renoncé à taxer les navires traversant cette zone, préférant évoquer des accords commerciaux avec les monarchies du Golfe. La manœuvre enterre un peu plus le protocole d’accord signé en juin, dénoncé comme démantelé par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi. De son côté, le président américain menace sur Fox News d’intensifier la pression la semaine prochaine, parlant de bombarder des ponts et des centrales électriques si Téhéran ne revient pas à la table des négociations.

Sur le plan économique, le choc est immédiat. Le prix du baril de Brent a grimpé de plus de 9 % lundi avant de ralentir son envolée après l’annonce de Trump. Mais la paralysie du détroit d’Ormuz est quasi totale, avec des pétroliers attaqués et au moins deux morts signalés par l’Organisation maritime internationale. L’ONU s’alarme des conséquences humanitaires pour des millions de personnes qui dépendent de cette route pour la nourriture et les médicaments. Le blocus naval américain empêche l’Iran d’exporter son pétrole, un scénario déjà vu lors du précédent blocus d’avril qui avait forcé Téhéran à négocier.

Sur le terrain, l’Iran riposte en frappant des installations américaines, notamment une base en Jordanie, tandis que le Koweït et Bahreïn subissent des attaques de drones et des alertes aériennes. Les sirènes hurlent dans la région. Téhéran continue de bombarder Bandar Abbas, l’île de Qeshm et la ville d’Ahvaz. C’est la quatrième nuit consécutive de frappes américaines. Un vendeur de 43 ans témoigne depuis Téhéran, partagé entre le malaise de voir son pays en guerre et la conviction que se défendre est un droit. Israël, pour l’instant en retrait des frappes, prévient que sa réponse serait bien plus puissante si l’Iran l’attaquait. La guerre est de retour, plus brutale que jamais.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus