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L’Iran et les États-Unis jouent la carte du tout ou rien après une semaine de frappes intensives

Washington et Téhéran continuent de s’affronter militairement malgré la libération surprise d’une otage américaine. Le détroit d’Ormuz reste verrouillé et…

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L'Iran et les États-Unis jouent la carte du tout ou rien après une semaine de frappes intensives

Washington et Téhéran continuent de s’affronter militairement malgré la libération surprise d’une otage américaine. Le détroit d’Ormuz reste verrouillé et le protocole d’accord censé ramener la paix a volé en éclats.

Les bombardements ne s’arrêtent pas. Mercredi, les États-Unis ont lancé deux nouvelles salves de missiles sur les côtes iraniennes. Les cibles visent surtout les capacités de Téhéran à menacer le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Un pétrolier vide, le M/T Belma, a été « neutralisé » par un avion militaire américain alors qu’il tentait de forcer le blocus des ports iraniens, rétabli depuis 24 heures. De son côté, l’Iran a frappé des installations américaines dans la région. Le résultat est clair : le protocole d’accord signé à la mi-juin, qui devait mettre fin aux hostilités, n’existe plus. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf l’a confirmé : si l’Iran n’en tire aucun bénéfice, il n’a aucune raison de s’y conformer.

Au milieu de cette escalade, une information surprend. Donald Trump a annoncé la libération d’une citoyenne américaine retenue en Iran depuis 2024. Il parle d’un « geste de bonne volonté » de Téhéran. L’avocat Jared Genser a précisé qu’il s’agit de sa cliente Dena Karari, une Américano-Iranienne accusée sans preuve d’espionnage et de collaboration avec un État hostile. Ce geste contraste violemment avec les bombes qui tombent encore. Mais il ne change rien sur le terrain. Les frappes américaines ont visé la ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire du pays, et les environs d’Iranshahr. Sept militaires iraniens ont été tués. L’armée américaine affirme avoir réduit la capacité de l’Iran à attaquer les navires commerciaux.

La population civile paie le prix fort. Plus de trente civils sont morts depuis la reprise des affrontements le 7 juillet. Les explosions résonnent dans plusieurs villes, de Bandar Abbas à Ahvaz, où un hôpital a dû être évacué. Les témoignages sont poignants. « Les enfants sont tellement effrayés par les explosions qu’ils ne s’endorment pas avant le matin », raconte Khadijeh, une artisane de 31 ans du Sistan-Baloutchistan. « Nous ne vivons pas, nous survivons », ajoute Nadin, une enseignante de 27 ans. Pendant ce temps, le détroit d’Ormuz, par où transitait normalement un cinquième du pétrole mondial, voit son trafic réduit à presque rien. Treize navires commerciaux seulement ont été recensés mardi. Le baril de Brent stagne autour de 85 dollars. Donald Trump mise sur ce blocus pour faire pression sur Téhéran, mais l’Iran refuse de céder et n’autorise qu’un seul couloir de navigation le long de ses côtes. La guerre n’a jamais semblé aussi proche d’un point de rupture.

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